Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Couples mixtes, pour le Meilleur et pour le Pire...

caftan dernier cri, yeux bleus maquillés au khôl, sophie nous ouvre les portes de sa maison. elle est mariée depuis peu avec... hassan. d'origine marocaine, il habite la région parisienne. elle est l'enfant unique d'un couple de provinciaux. sophie et hassan se sont rencontrés sur leur lieu de travail. après de longues périodes d'hésitations et d'incertitudes, ils se sont enfin dit oui.



Notre jeune couple nous accueille chez lui. Salon oriental et canapés classiques cohabitent dans la salle de séjour. Mariés depuis seulement un mois, ils se heurtent déjà à quelques conflits. « Plus les contacts avec ma belle-famille se multiplient, plus je prends conscience de nos différences », lance Sophie d'un ton amer. Hassan ne réplique pas. Jeune Français d'origine maghrébine, il se dit « très attaché à sa culture ». Les vacances approchent. Pour Hassan, le traditionnel séjour estival se fera logiquement au Maroc. S'il est fier de présenter sa femme à sa famille, celle-ci n'est pas aussi enthousiaste que lui. Et pour cause. La famille d'Hassan habite Oujda, une ville ultra traditionnelle du nord du Maroc. Bien qu'elle n'y ait jamais mis les pieds, sa belle-mère l'a briefée. « Les femmes ne sortent pas seules, elles ne s'assoient pas aux terrasses des cafés », autant de phrases qui annoncent la couleur des vacances. Autre bémol, Sophie a l'impression que son époux « fait le macho » en présence de sa famille, quand Hassan lui reproche de ne pas faire d'efforts pour s'intégrer dans « son univers ». Pourtant Sophie s’est convertie à l'islam et « pas pour la forme ». Elle a longuement étudié cette religion et semble y trouver son bonheur. Ce qu'elle condamne aujourd'hui, ce n'est pas la religion musulmane mais le poids de la tradition de domination masculine. « Je ne pensais pas que la culture d'Hassan me poserait tant de problèmes » dit-elle d'un ton agacé. Le refus de son mari de lui témoigner de la tendresse en présence de ses parents ou encore tout ce « protocole traditionnel » qu'elle dit « subir » semblent de plus en plus l'exaspérer. Cependant, au-delà de ce que Sophie et Hassan appellent des « tracasseries », l'enrichissement qui découle de ce mariage reste précieux. Non sans fierté, Hassan lance « nos enfants sauront parler arabe et français ». Un atout qui ravit notre jeune couple et qui lui permet de surmonter les moments difficiles...

Jeudi 22 Février 2007 - 05:07
sabah Mouhoub
Lu 1371 fois

La medina | Point de vue | Actualité | Economie | Société | Science & technologie | Art et culture | Actualité des religions | Livres | France | Europe | Maroc | Conseil Français du Culte musulman, CFCM | Editorial | Chronique | Dossier | Agenda | Entretien | Moyen-Orient | Dans la presse | Portrait | La Médina Magazine | Islam, la revue de théologie et d'histoire | Amis de la médina | Pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun | Médias | Madarik, le mensuel arabophone | Abonnement | Actualités Maroc | Actualités France | International | Le point du jour | Justice | Maghreb | Geopolitique | Eléctions 2007 | Entretien du mois | Société | Passerelles | Diaspora | Environnement | Medias | Economie | Sézame magazine | Agora des Marocains Résidant à l'Etranger | La Medina N° 18 : | Madarik | Sport | Magazines | Articles soumis | Sezame, le mensuel en ligne | CFCM 2008 | Regions du Maroc | Informations légales | Brèves du Maroc