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Dette et monde arabe au menu pour Obama et les chefs de l'UELe président des États-Unis Barack Obama accueille aujourd'hui les dirigeants de l'UE Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso pour un sommet consacré à la crise de la dette sur le Vieux continent et à la coordination du soutien aux réformes dans le monde arabe.
Cette rencontre intervient alors que M. Obama ne fait pas mystère de sa volonté de renforcer l'influence américaine en Asie, ce qui a parfois été vu par les Européens comme une marque de désintérêt à leur endroit. Le président Obama vient du reste d'effectuer une nouvelle tournée de plus d'une semaine dans la région Asie-Pacifique, comptant sur le dynamisme de cette partie du monde pour stimuler l'économie et le marché de l'emploi dans son pays.
Mais les ambitions asiatiques de M. Obama ne doivent pas occulter l'étroitesse des relations commerciales et financières entre son pays et l'UE: les investissements directs réciproques des deux entités représentaient au total plus de 2 000 milliards d'euros en 2009, selon la Commission européenne. C'est donc avec une grande inquiétude que le gouvernement américain observe la crise de la dette dans l'Union. « Nous avons tous beaucoup d'intérêt à ce que l'Europe réussisse, et nous serons tous affectés si l'Europe ne connaît pas la croissance (...) Si l'Europe ne croît pas, ce sera difficile pour nous de faire ce que nous devons faire pour les Américains », avait plaidé M. Obama à l'issue du sommet du G20 à Cannes (France) le 4 novembre. « Nous continuons à presser l'Europe d'appliquer rapidement le plan qu'ils ont présenté » fin octobre à Bruxelles pour résoudre la crise de la dette, a affirmé lundi le porte-parole de M. Obama, Jay Carney. La question d'une « collaboration plus étroite afin de soutenir les transitions et les réformes dans le monde arabe » doit également être abordée au sommet à la Maison Blanche, auquel participeront les chefs des diplomaties européenne Catherine Ashton et américaine Hillary Clinton. Les dirigeants pourraient évoquer le renforcement de sanctions contre la Syrie et coordonner leur réaction face aux événements actuels en É gypte. La Maison Blanche a appelé vendredi l'armée égyptienne à un transfert du pouvoir aux civils le plus vite possible Lundi 28 Novembre 2011 - 07:12
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