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Droits de l'homme en Algérie : la question des disparus évoquée à l'ONU

La France a insisté devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour que l'Algérie ratifie la Convention de l'ONU sur les disparitions forcées alors que les ONG évaluent à plus de 8.000 les disparus du fait des forces de l'ordre depuis le début des années 1990.



Droits de l'homme en Algérie : la question des disparus évoquée à l'ONU
L'Allemagne et la Suède ont également demandé des mesures pour lutter contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, lors de l'analyse de la situation des droits fondamentaux en Algérie dans le cadre de l'""Examen périodique universel"" (EPU) à Genève.
Au titre des recommandations qui devront être approuvées par le Conseil des droits de l'homme en session plénière, le Mexique a demandé aux autorités algériennes d'analyser l'impact de l'état d'urgence sur l'exercice des droits fondamentaux.
Le Vatican a quant à lui demandé que les autorités ""continuent leur dialogue avec les minorités religieuses"". Lors du débat, la Belgique a elle aussi ""regretté la détérioration de la situation de la liberté de religion et de croyance"" en Algérie et a demandé la révision d'une Ordonnance de 2006 réglementant l'exercice des religions autres que l'islam.
Le Collectif des familles de disparus en Algérie, comptabilise 8.200 dossiers de personnes disparues du fait des forces de l'ordre depuis le début des années 1990.
""Dans le dossier remis par l'Algérie au Conseil, il n'est fait mention nulle part du dossier des disparitions forcées"", a déploré Nassera Dutour, porte-parole du Collectif qui refuse ""de fermer le sujet"" comme le souhaiterait Alger.
Le choix de la Concorde civile et de la Réconciliation nationale proposé par Alger en 1999 et 2005 ""ne sacrifie ni la mémoire ni ne consacre l'impunité.
Il est la voie de la sagesse que la société martyrisée a décidé d'emprunter pour cultiver le pardon"", se défend Alger dans son rapport.
Dans son rapport remis au Conseil des droits de l'homme, l'Algérie a assuré que ""malgré un contexte de crise qui a duré plus d'une décennie où la difficulté d'allier liberté et sécurité était omniprésente, l'Etat républicain a continué à fonctionner normalement""

Jeudi 17 Avril 2008 - 05:50
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