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Egypte : l'armée accélère le transfert du pouvoirSous la pression de la rue - et après des violences qui ont fait au moins 36 morts ces derniers jours - le chef du conseil militaire au pouvoir en Egypte, le maréchal Hussein Tantaoui, a précisé mardi le calendrier électoral : les élections législatives se tiendront, comme prévu, le 28 novembre prochain, et le scrutin présidentiel "avant la fin juin 2012". L'armée s'est par ailleurs dit prête à organiser un référendum sur le transfert du pouvoir à un gouvernement civil.
Après les violences du week-end, le face à face entre les militaires et les manifestants ont été tendus mardi aux abords de la place Tahrir, au Caire. (Reuters)
"L'armée ne veut pas le pouvoir et met les intérêts du peuple au-delà de toute considération." Lors d'une allocution télévisée mardi soir, le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige l'Egypte depuis la chute d'Hosni Moubarak, le maréchal Hussein Tantaoui, a voulu montrer une image rassurante de son armée. Il s'agissait surtout de faire oublier les violences du week-end : les manifestations organisées pour demander le transfert du pouvoir aux civils ont dégénéré et au moins 36 personnes ont été tuées. Mieux, le maréchal Tantaoui a donné des gages de sa bonne volonté. D'abord en confirmant le calendrier électoral : les législatives sont maintenues au 28 novembre, quant à l'élection présidentielle, elle aura lieu "avant la fin juin 2012". L'armée accélère donc le transfert du pouvoir, jusqu'à présent le calendrier ne prévoyait en effet pas de présidentielle avant la fin de l'année 2012, voire au début de l'année 2013. Or, les militaires se sont engagés à remettre le pouvoir aux civils une fois élu un nouveau président. Un référendum sur le transfert du pouvoir? Le maréchal Tantaoui a ensuite promis d'organiser un référendum sur le transfert du pouvoir : l'armée "est tout à fait prête à remettre les responsabilités immédiatement, si le peuple le souhaite, à travers un référendum populaire", a-t-il ainsi assuré. Enfin, dernier geste d'apaisement, le chef du conseil militaire a annoncé qu'il acceptait la démission du gouvernement dirigé par Essam Charaf - intervenue dimanche à la suite des violences - gouvernement que le CSFA avait lui-même nommé en mars dernier. Le chef du Conseil militaire a annoncé qu'un nouveau gouvernement serait formé, sans donner davantage de précision. Il a également présenté ses condoléances aux familles des victimes. Des centaines de milliers d'Egyptiens, qui réclamaient, ces derniers jours, la démission du maréchal Tantaoui et l'accélération du transfert du pouvoir au civil, ont écouté son allocution télévisée place Tahrir, au Caire, à l'issue d'une nouvelle journée de mobilisation. Le face-à-face entre les manifestants et les militaires a une nouvelle fois été extrêmement tendu. Dans ce contexte, reste à voir si les garanties avancées par le CSFA mardi soir seront suffisantes pour faire revenir le calme dans la capitale égyptienne. Mercredi 23 Novembre 2011 - 02:20
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