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France, la guerre des mosquées. La grande Mosquée de Paris et la FNMF suspendent leur participation au CFCMLe lundi 20 mars, Mohamed Bechari président de la FNMF (Fédération Nationale des Musulmans de France), avec le soutien de la mosquée de Paris, nous a annoncé la création à Lille d’un institut des sciences humaines qui devrait former nos imams, nos cadres religieux et réformer la pensée musulmane. 4 jours après, le vendredi 24 mars les deux instances nous annoncent qu’elles suspendent leur participation au sein du Conseil Français du Culte Musulman. La FNMF de M. Bechari, hier étiquetée comme proche du Maroc devient-elle plutôt proche de l’Algérie comme l'est la Mosquée de Paris ?
A la veille du conseil d’administration du CFCM, dans un communiquée daté du 24 mars, le Recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dr. Dalil Boubakeur et le Président de la FNMF M. Mohamed Bechari ont décidé de suspendre leur participation aux instances du CFCM. Ils justifient leur décision par les « graves dissensions qui règnent au sein du Conseil Français du Culte Musulman » et constatent « l’impossibilité de parvenir aux équilibres du fonctionnement de cette institution nécessaire à l’harmonie de l’exercice du culte musulman ».
Le conseil d’administration du CFCM devrait examiner le 25 mars 2006 la proposition du Bureau exécutif du CFCM, dirigée par le Dr Dalil Boubakeur, concernant la désignation de l’aumônier militaire en chef du culte musulman, l’aumônier général en milieu pénitencier et l’aumônier qui sera attaché aux hôpitaux. Dr Dalil Boubakeur président du CFCM, réputé prudent dans ses prises de position, est allé vite en besogne en saisissant le 9 mars 2006 Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, de la proposition de nomination de Monsieur Abdelkader Arbi aux fonctions d’aumônier militaire en chef du culte musulman sans faire valider la proposition par le Conseil d’Administration du CFCM seul autorisé, selon les statuts de CFCM, à prendre ce type de décision. Le 10 mars 2005 le bureau exécutif du CFCM est allé plus loin en annonçant, outre la proposition de M. Arbi, la désignation de deux autres aumôniers, Simohamed Ghoumrasni, proposé pour les prisons, et Abdelaq Nabaoui, pour les hôpitaux. Ainsi les 3 fédérations (Mosquée de Paris, FNMF, UOIF) se sont partagés les postes sans prendre en considération les appels de la frange la plus représentative au sein du Conseil Français du Culte Musulman c’est à dire le Rassemblement des Elus du CFCM (REC), qui a informé dans un communiqué daté du 6 mars qu'elle considère toute décision prise par le bureau du CFCM depuis le 9 janvier 2006 est illégale. Cette date correspond à l’éviction illégale de M. Abdellah Boussouf, le représentant confirmé dans ses responsabilités au sein du CFCM par le REC, et son remplacement par Mohamed Bechari comme vice président du CFCM. Le communiqué du 24 mars avance comme argument « l’absence d’un équilibre harmonieux au sein du CFCM », il s’agit plutôt du non respect des statuts du CFCM et des engagements pris. Malgré les différents appels, la mosquée de Paris a choisi de s’aligner avec Mohamed Bechari qui n’a plus de représentativité au sein des mosquées de France, au lieu de travailler avec les éléments les plus représentatifs et qui ne peuvent être présentés ni comme des représentants de l’islam politique ni comme porteurs de l’expression d’un islam radical. Que le sens des responsabilités reprenne son droit et que l’intérêt du pays et des citoyens musulmans prime sur des gesticulations qui ne servent, au bout du compte, que les tenants de la xénophobie et non ceux qui prônent le vivre ensemble paisible et harmonieux. Vendredi 24 Mars 2006 - 14:38
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Les banlieues et l'islam marocain dans le premier numéro du magazine Sezame