""Personnellement, je ne pense pas qu'on puisse juger quelqu'un pour sa présence illégale dans notre pays"", a déclaré le président du Conseil lors d'une conférence de presse en compagnie du chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy.
""Le Parlement est souverain et tranchera en son âme et conscience"", a-t-il poursuivi, jugeant que le statut de clandestin devait être considéré comme une circonstance aggravante pour les criminels, plutôt que comme un délit.
Outre la création de ce délit, le dispositif propose de saisir les logements loués par les clandestins, d'accélérer les procédures d'expulsion et de prolonger la durée légale du maintien en centre de rétention.
Louise Arbour, Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, a fustigé ces mesures, lundi, les qualifiant d'exemple de répression et d'intolérance.
Le Vatican s'est également montré circonspect. L'archevêque Agostino Marchetti a déclaré sur Radio Vatican que les immigrés clandestins ne devaient pas être traités comme des criminels car ceux qui travaillent apportent une contribution à la société.
Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères, a balayé les critiques, mardi, en rappelant que l'immigration clandestine était déjà un délit en France, en Allemagne, en Suède et au Royaume-Uni.
Dans l'Hexagone, l'entrée et le séjour sans papiers en règle, ainsi que l'aide au séjour irrégulier, constituent des infractions pénales.
Pendant la campagne qui a précédé sa nette victoire aux élections législatives d'avril, Berlusconi a souvent lié les thèmes de l'immigration et de la délinquance. (Reuters)