""Les échanges multiformes entre lÆAlgérie et la France ne peuvent avoir tout leur sens s'ils sont amputés de leur dimension humaine"", a déclaré le chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, à l'ouverture d'une séance de travail avec le Premier ministre français, M. François Fillon, qui effectue une visite officielle en Algérie.
Il y a ""nécessité d'une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays"", a ajouté M. Belkhadem, devant les délégations ministérielles des deux pays qui ont pris part à la réunion.
Le chef du gouvernement a, d'autre part, affirmé que l'Algérie ""suit avec attention tous les développements relatifs à la situation de l'islam en France et souhaite que la communauté algérienne, qui est la composante la plus importante de la communauté musulmane en France, trouve une représentation juste et équitable dans toutes les instances du culte musulman en France"".
Les élections pour le renouvellement des instances dirigeantes du Conseil français du culte musulman (CFCM) se sont déroulées le 8 juin, sans la participation de la Fédération nationale de la Grande-Mosquée de Paris (FNGMP), qui avait annoncé son abstention.
La fédération, présidée par le recteur de la mosquée de Paris, le Dr.
Dalil Boubakeur, a dénoncé le critère d'élection basé sur des surfaces au mètre carré des lieux de culte en France, qui ""réduit injustement la représentativité de la première communauté de France liée historiquement et culturellement à la longue histoire de la France avec l'Algérie"".
Evoquant le cadre juridique bilatéral, M. Belkhadem a indiqué que ""la partie algérienne a proposé un projet de mémorandum d'entente en matière de coopération dans les domaines du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale"", pour renouveler l'actuel ""cadre conventionnel"" dont la mise en place date de plus de 20 ans.
Il a également souhaité que les ""le dynamisme et la diversité"" dans les échanges bilatéraux, évalués en 2007 à plus de 9 milliards de dollars, ""puissent se traduire (à) au niveau des investissements français en Algérie, particulièrement l'investissement productif"".
La mise en place d'un conseil d'affaires algéro-français et d'une chambre de commerce et d'industrie algéro-française ""devrait contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations de coopération et de partenariat entre nos deux pays"", a-t-il dit.