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L’aventure des mariages mixtes…Bertrand, homme d’affaires suisse de 51 ans et Nora, étudiante marocaine de 24 ans, se sont rencontrés grâce à une agence matrimoniale de Rabat.
Bertrand et Nora
Pourquoi une agence matrimoniale ? Bertrand : Pour trouver une épouse idéale grâce à des renseignements de base exacts. Nora : Pareil, pour trouver le mari idéal. Quelle est la qualité principale que vous pensez trouver chez une marocaine? / ...chez un Européen ? Bertrand : Un esprit de famille plus soudé au foyer. Nora : Confiance et fidélité. La différence de culture chez votre futur(e) conjoint(e) vous pose-elle problème ? Bertrand : Absolument pas. Nora : Non, ça ne me pose aucun problème. Et le fait que votre futur(e) conjoint(e) soit de religion différente? Bertrand : Pas de problème non plus. Cela a son charme. Nora : Non, pas du tout. Pourquoi internet ne vous convenait pas pour trouver l’âme soeur? Bertrand : Très peu de sérieux, aucun renseignement fondé, certifié. Les risques sont énormes. Nora : parce que les gens sont menteurs sur internet. ---------------------------------------------------------- Père malgré lui... Mohamed Bellakhdim et Laila Ljourk, Franco-Marocains installés en France, ont divorcé le 2 février 1996. Madame est alors enceinte. Une petite fille naît le 13 septembre. La mère obtient la garde de l'enfant et une pension alimentaire. Quelques mois plus tard, Mohamed Bellakhdim rejette la filiation. Le bébé, né en septembre 1996, aurait été conçu vers le début du mois de décembre 1995. Or, affirme-t-il, il a quitté définitivement le domicile conjugal le 11 novembre de cette même année et n’aurait eu aucune relation sexuelle avec sa femme plusieurs mois avant cette date. En novembre 1999, une expertise de filiation est ordonnée en France, pays de résidence des deux ex-époux et de naissance de la fille. Un médecin expert judiciaire réalise des tests génétiques ADN sur cette dernière et sur Mohamed Bellakhdim. Les résultats sont sans appel. Mohamed Bellakhdim ne peut pas être le père de cette enfant. Le tribunal de Mulhouse rend un jugement en ce sens. Mais l’affaire est loin d’être close... Le mariage ayant eu lieu au Maroc, le divorce aussi, c'est le tribunal d'El Jadida qui doit trancher définitivement sur cette question. Décembre 2000, Mohamed Bellakhdim reproduit donc devant ce tribunal le jugement de celui de Mulhouse, conformément à la Convention franco-marocaine du 10 août 1981, relative au statut des personnes et de la famille et de la coopération judiciaire. Le tribunal estimant alors que le jugement français, basé sur des analyses biologiques, est contraire à la tradition musulmane et à la loi marocaine, il oblige Mohamed Bellakhdim à assumer une paternité qui ne lui revient pas. Il y a deux ans, la mise en place du nouveau code de la famille marocain redonne espoir au condamné. En effet, la nouvelle version de la Moudawana insère, dans l'article 135, l'expertise scientifique parmi les preuves susceptibles d'annuler une filiation. Mais rien n'y fait. Le tribunal d'El Jadida, statuant à nouveau sur le cas le 29 mars dernier, persiste à rejeter la preuve ADN et réaffirme la paternité légitime du plaignant. La petite continuera donc à porter son nom et lui à payer la pension alimentaire pour une fille qui n’est pas la sienne... ------------------------------------------------------------------ Le 3 juin 2006 se tiendra, à Marrakech, la Conférence Internationale de la Femme sur le thème Egalité hommes femmes : réalité ou utopie ?, organisée par l'Association internationale de la femmes marocaine à l'étranger et le centre de ressources Genre en mouvement, avec la participation de l'Organisation de la femme démocrate marocaine.. Guide de l’imam, du prêcheur et du prédicateur et participation féminine dans l’espace religieux marocain. Un guide de l’imam, du prêcheur et du prédicateur, accrédité par le Conseil supérieur des oulémas, vient d’être publié par le ministère des Habous et des Affaires Islamiques au Maroc. Le guide sera distribué à tous les cadres religieux du Royaume. Le but du guide est de doter les acteurs religieux d’un document les aidant à préserver la particularité marocaine dans l’aménagement du champ religieux et l’unité cultuelle basée sur le dogme asha’arite qui récuse l’esprit takferi, le rite malékite très ouvert sur les autres écoles juridiques et adaptable aux nouvelles réalités, l’éthique soufi mettant en avant la spiritualité et le choix politique du Maroc incarné dans l’institution de Imarat al-mouminine. La première promotion des étudiants formés pour répondre aux prérogatives de la réforme du champ religieux marocain, la modernisation des mosquées et l’harmonisation du discours véhiculé par les cadres religieux, est sortie le 3 mai 2006. Elle comprend 150 imams et 50 mourchidates (les mourchidates sont des femmes qui ont un rôle d’encadrement, d’orientation, d’information et de sensibilisation religieuse). Après la nomination de femmes au sein des conseils des oulémas, l’affectation des mourchidates au sein des mosquées vient consolider et institutionnaliser la participation féminine dans l’espace religieux. Les relations euro-africaines et la problématique de l’immigration maghrébine et sub-saharienne. Appel à proposition pour le colloque international du 9-10 novembre 2006 organisé par l’Université Mohammed V. Centre d’études des mouvements migratoires maghrébins (CEMMM) à Oujda (MAROC) ce3m@univ-oujda.ac.ma Propositions de communication à retourner Jeudi 22 Février 2007 - 04:55
Amal Ribat
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