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La « renaissance » du nucléaire civilParis accueille une conférence internationale sur ce nouvel essor. Israël devrait faire appel à la France pour construire une centrale.
La France a raté le marché d'Abu Dhabi (vingt milliards de dollars), en décembre, raflé par les Coréens. Mais Areva, EDF, Alstom, GDF-Suez n'ont pas jeté l'éponge. Alors que Tchernobyl semble oublié, le marché du nucléaire civil aiguise les appétits : 450 réacteurs pourraient être construits d'ici à 2050. Autant que les réacteurs actuellement en activité.
Soixante pays sont intéressés, notamment au Moyen-Orient : la Jordanie (discussions en cours), les Émirats Arabes unis, la Libye, la Syrie... Aujourd'hui, Israël devrait annoncer son intention de faire appel à la France pour la construction d'une centrale. Des problèmes de formation Hier, Nicolas Sarkozy a interpellé les banques internationales de développement à qui il reproche de ne pas financer la construction de réacteurs. « Il y a là matière à scandale », dit-il. Jusqu'alors, les risques d'accident et de prolifération de la bombe étaient mis en avant. Hier, la conférence de Paris a surtout mis l'accent sur le changement climatique. Le nucléaire n'émet pas ou très peu de CO2. Toutefois, l'accès à la technologie nucléaire pose de redoutables problèmes de formation des ingénieurs, de contrôle des installations, d'autorité de sûreté indépendante. La France a perdu le marché d'Abu Dhabi notamment pour n'avoir pas su répondre aux besoins en formation de personnel. Hier, le président de la République a annoncé la création d'un Institut international de l'énergie nucléaire regroupant les meilleurs spécialistes français. Ils créeront des centres de formation à l'étranger. Premier pays visé : la Jordanie. Mardi 9 Mars 2010 - 07:24
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