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La réunion de crise va-t-elle sauver Copenhague ?

Les dirigeants de 26 pays se sont réunis jeudi soir à Copenhague à l'initiative de Nicolas Sarkozy et du président brésilien pour débloquer les négociations à la conférence sur le climat.



La réunion de crise va-t-elle sauver Copenhague ?
Sans attendre Barack Obama, la France et le Brésil se sont efforcés de reprendre en main le sommet de Copenhague sur le climat, où les négociations semblaient bloquées depuis plusieurs jours. Nicolas Sarkozy et son homologue Lula ont demandé jeudi soir une réunion des principaux dirigeants présents pour tenter de parvenir à un compromis. Autour de la table, les dirigeants de 26 pays : Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva étaient notamment entourés par la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Etaient également représentés au plus haut niveau des pays comme l'Ethiopie, le Japon, l'Indonésie et les Maldives. En revanche, selon des membres de la délégation française, les Premiers ministres indien et chinois, Manmohan Singh et Wen Jiabao, ne participaient pas à cette réunion à laquelle leur pays étaient cependant représentés. Le président russe Dmitri Medvedev a rejoint ces dirigeants un peu plus tard. L'Union européenne était représentée par le président de la Commission, Jose Manuel Barroso, et l'organisation des Nations unies par son secrétaire général, Ban Ki-moon.

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Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu jeudi à Copenhague, a tiré la sonnette d'alarme alors que s'engagent pour 24 heures encore les négociations de la dernière chance.
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La réunion a débuté à 23h30 dans une salle du Bella Centre. Malgré les réticences de l'Arabie saoudite et du représentant indien, l'opposition du Soudan et le manque d'enthousiasme de la Chine, le principe d'une déclaration politique chapeautant les deux textes actuellement sur la table des négociations a Copenhague a été retenu. Le premier de ces deux textes prolonge à la demande des pays en développement le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique, qui concerne 38 pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis, qui ne l'ont pas ratifié. Le deuxième est le projet rédigé par le Maltais Michael Zammit Cutajar, qui dirige les négociations des Nations unies sur les actions à long terme. Il vise à élargir ces efforts à l'ensemble des pays du monde. Ce projet devrait être soumis dès vendredi matin à une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, afin de dégager la voie à la conclusion d'un accord à 193 pays sous l'égide des Nations unies. Ensuite, il sera soumis aux quelque 130 dirigeants réunis à Copenhague.

Sarkozy tape du point sur la table

Jeudi, peu après son arrivée à la conférence, Nicolas Sarkozy s'était rallié à l'idée que le sommet de Copenhague ne pourrait pas aboutir à un texte unique mais sans doute à deux, l'un concernant les seuls pays industrialisés liés par le protocole de Koyoto sur le climat, qui serait ainsi prolongé, l'autre concernant tous les pays. Selon ce même diplomate français, ce texte devrait "ressembler à la position commune franco-brésilienne" publiée en novembre à Paris, "mais en plus précis".

Moins de deux heures après son arrivée dans la capitale danoise, Nicolas Sarkozy a tapé du poing sur table, lors d'une brève intervention en séance plénière. "Il faut changer de braquet ou nous allons droit à la catastrophe", a lancé le président français, avant de demander à tous les pays participants, notamment les Etats-Unis et la Chine, de faire les concessions nécessaires à un compromis. Son intervention a rompu la litanie de discours souvent convenus des chefs d'Etat et de gouvernement venus conclure le sommet de Copenhague, où le climat était au pessimisme après l'enlisement des négociations depuis plus de 48 heures.

Vendredi 18 Décembre 2009 - 08:15
a s
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