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Le G8+5 environnement à Potsdam pour sonder le terrain de l'après-Kyoto

Les ministres de l'Environnement du G8, de Chine, d'Inde, du Brésil, du Mexique et d'Afrique du Sud se réunissent vendredi et samedi à Potsdam, près de Berlin, pour réfléchir à un accord de lutte contre le réchauffement climatique et de protection de la biodiversité.
La réunion de Potsdam, dans l'historique château Cecilienhof, sera l'occasion de sonder le terrain avant le sommet du G8 du 6 au 8 juin à Heiligendamm (nord de l'Allemagne) et le lancement officiel en décembre prochain à Bali de négociations pour assurer une suite au protocole de Kyoto, qui expire en 2012.



Aucun accord n'est à attendre de la rencontre mais ""nous voulons parler clairement des barrières qui ont freiné jusqu'à présent une avancée"" des négociations internationales sur le climat et ""des moyens des les écarter"", a prévenu le ministre allemand de l'Environnement Sigmar Gabriel, dont le pays préside le G8 (Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne, Canada, USA, Japon, Russie).
Vendredi, les invités se pencheront sur le thème de la biodiversité.
Si l'homme n'avait pas détruit autant de forêts, il y aurait un tiers de CO2 en moins dans l'atmosphère, les plantes ayant la capacité d'aborber le dioxyde de carbone, relève le ministère allemand de l'Environnement.
M. Gabriel veut saisir l'occasion pour lancer l'idée d'un rapport sur les conséquences économiques de la destruction de la biodiversité, sur le modèle du rapport de l'économiste Nicholas Stern sur l'impact économique du réchauffement climatique.
Samedi, les invités réfléchiront à comment façonner un accord international de lutte contre le réchauffement climatique incluant un maximum de pays.
Les chances d'un rapprochement des pays du G8 ""se sont multipliés"" ces derniers jours, à en croire le président du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, qui participe au sommet. Il est vrai qu'aux Etats-Unis en particulier se développe un fort mouvement de ralliement à la cause climatique.
En revanche, les pays émergents pourraient être plus difficiles à convaincre, comme la Chine, et surtout l'Inde, qui craignent que les pays industrialisés veuillent leur faire porter le fardeau.

Vendredi 16 Mars 2007 - 05:53
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