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Le nouveau gouvernement marocain devrait être nommé lundi

Le nouveau gouvernement marocain dirigé par le Premier ministre désigné, Abbas El Fassi, devrait être nommé lundi à Rabat, a-t-on appris dimanche auprès de l'entourage de ce dernier.



La mouture finale du gouvernement table sur une équipe réduite de 25 membres dont sept femmes, un record au Royaume chérifien dans les vingt neufs gouvernements qui se sont succédés depuis son Indépendance en 1955.

APA a appris de sources proches de L’Istiqlal et de L’Union socialiste des forces populaires (USFP) que le Mouvement populaire (MP), faisant partie du gouvernement sortant, aurait choisi les rangs de l’opposition parlementaire.

La décision du MP (troisième aux législatives du 7 septembre avec 41 sièges) serait dictée par le non aboutissement de ses concertations avec Abbas El Fassi désigné premier ministre le 19 septembre dernier.

Le MP aurait demandé surtout un accord avec les composantes de la majorité sortante lui assurant la présidence de la chambre des représentants (chambre basse) dirigée depuis 1997 par Abdelouahed Erradi membre du bureau politique de L’USFP (cinquième aux législatives avec 38 sièges).

Les concertations d’El Fassi, qualifiées de difficiles, ont conduit plutôt à un arrangement avec le Rassemblement national des indépendants (RNI, centre, 39 sièges) pour assurer cette présidence.

Depuis l’annonce par le nouveau premier ministre de la reconduction de la majorité sortante, les concertations ont connu des blocages inattendus dus en premier lieu au nombre de portefeuilles réservés à chaque parti et à l’architecture finale de l’Exécutif.

Les propositions initiales d’El Fassi ne dépassaient guère quatre portefeuilles pour le MP, le RNI et L’USFP contre sept portefeuilles pour son propre parti arrivé en première position aux législatives avec 52 sièges et deux portefeuilles pour le parti du progrès et du socialisme (PPS,17 sièges). Une révision à la hausse aurait été décidée pour faire réussir les négociations et éviter « l’impasse », indique-t-on de sources bien informées à Rabat.

Le gouvernement attendu serait composé de quatre partis seulement contre cinq dans le gouvernement sortant en plus de personnalités indépendantes nommées directement par le Roi dans les départements qualifiés de « souveraineté » , à savoir les affaires étrangères , l’intérieur, la défense nationale et les affaires islamiques. (agences)

A l’occasion de l’ouverture de la huitième législature vendredi dernier, Le Roi Mohammed VI avait mis l’accent sur « la formation d’un gouvernement ramassé et homogène, soutenu par une majorité parlementaire et interpellé par une opposition constructive ».



Lundi 15 Octobre 2007 - 11:58
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Maroc : vie politique