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Le syndicat du personnel onusien juge ''inacceptable'' la commission d'enquête telle qu'annoncée par Ban Ki-moon Nations Unies""Le groupe d'enquête établi à la suite de l'attaque d'Alger (contre des bâtiments des Nations Unies), tel qu'annoncé, est inacceptable"", a souligné le Syndicat du personnel onusien dans un communiqué, diffusé mercredi à New York.
Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait annoncé, mardi lors d'un point de presse, la nomination d'un groupe d'experts internationaux chargé d'enquêter notamment sur l'attentat de décembre dernier et la désignation à sa tête du diplomate algérien Lakhdar Brahimi pour examiner également ""les moyens d'assurer et de renforcer la sécurité du personnel de l'ONU de par le monde"", mais les membres du personnel de l'organisation ont réclamé, sans cesse depuis l'événement tragique d'Alger, qui a coûté la vie à 17 de leurs collègues, la mise en place d'une commission d'investigation indépendante.
Aux journalistes, qui s'interrogeaient sur l'opportunité du choix de M. Brahimi, un ancien membre du gouvernement algérien, pour conduire une enquête de ce genre dans son propre pays, Ban Ki-moon s'est contenté de faire valoir ""son expérience et sa connaissance des opérations de l'ONU"". ""Tel qu'annoncé, le groupe d'investigation soulève plusieurs questions sur ses responsabilités ainsi que sur de probables conflits d'intérêt"", estime le personnel, jugeant nécessaire que soient définis les termes de son mandat et clarifiée la question de la nomination de ses membres. Il est également ""étrange que le personnel n'ait pas été consulté sur une question d'une telle importance "", relève, enfin, le communiqué du syndicat. La décision du secrétaire général de l'ONU d'ordonner une enquête indépendante avait provoqué, avant l'annonce de mardi dernier, l'ire des responsables gouvernementaux, notamment, du Premier ministre et du ministre de l'intérieur algériens. Le responsable du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Kemal Dervis, avait en effet révélé qu'Alger avait ignoré des demandes de l'ONU de renforcer les mesures de sécurité autour de ses bâtiments au lendemain des attentats sanglants d'avril dernier. L'attaque terroriste, commise en décembre dernier à Alger, avait détruit le bâtiment du PNUD et endommagé un bâtiment annexe abritant le personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Selon le Syndicat du personnel de l'ONU, cet attaque constitue le symbole d'une année des plus sanglantes pour les fonctionnaires onusiens, dont au moins 42 ont péri en 2007 victimes d'attentats perpétrés également au Liban, au Soudan, en Ouganda, en Afghanistan et au Népal. L'Algérie figure désormais sur une liste des Nations Unies comprenant cinq autres Etats à risque pour son personnel, la responsabilité de la sécurité du personnel de l'ONU et de ses installations incombant essentiellement, selon l'organisation, aux pays hôtes.(MAP). Jeudi 7 Février 2008 - 08:13
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