Dans un exposé sur les préparatifs des prochaines élections législatives présenté devant le Conseil, le ministre de l'Intérieur, M. Chakib Benmoussa, a indiqué que le premier projet de décret vise à adapter le projet de découpage électoral à la réalité de la carte administrative et communale du Royaume, à la lumière des modifications intervenues depuis les élections législatives de 2002, particulièrement le retour au système de l'unité de la ville au niveau des grands centres urbains, la création de nouvelles préfectures et provinces et le changement de l'affectation administrative de certaines communes.
L'opération d'adaptation a été menée selon des règles objectives et transparentes qui tiennent compte des contraintes, surtout que le nombre global de sièges à pourvoir dans le cadre de ces élections est resté inchangé (295), tout en révisant le nombre de sièges réservés à celles dont ont été issues de nouvelles circonscriptions, a poursuivi M. Benmoussa, dont les propos ont été rapportés par le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M.
Nabil Benabdellah, lors d'une conférence de presse tenue au terme de la réunion du Conseil de gouvernement.
Le projet de décret a aussi pris en considération la nécessité de réserver au moins deux sièges à chaque préfecture ou province, abstraction faite de leur étendue et de leur population et en harmonie avec le mode de scrutin de liste en vigueur, ce qui a, a-t-il noté, donné lieu à une importante représentativité pour certaines entités administratives à caractère rural.
Le texte, a insisté le ministre, a été élaboré sur la base d'une approche objective tendant à respecter les principes de l'intérêt général et de la garantie de la représentativité de l'ensemble des régions, des préfectures et des provinces du Royaume.
Concernant le projet de décret relatif à la révision exceptionnelle des listes électorales, le ministre a souligné qu'il s'inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre de la décision royale visant à permettre aux nouvelles générations de la communauté marocaine résidant à l'étranger de jouir des droits de vote et de candidature, en concrétisation du principe de l'égalité dans la citoyenneté.
L'opération de révision se déroulera du 5 avril au 24 mai et les demandes d'inscription doivent être présentées entre le 5 avril et le 4 mai, sachant qu'il s'agit de demandes déposées directement aux commissions administratives et de celles présentées par les membres de la communauté marocaine établie à l'étranger à partir de leur pays d'accueil, a fait savoir M. Benmoussa.
Une deuxième étape prévue en juin prochain, a-t-il poursuivi, portera sur le traitement informatique des listes électorales en vue de leur contrôle et de leur épurement de toutes les failles ou erreurs matérielles, selon un échéancier fixé par un arrêté ministériel qui sera rendu conformément aux dispositions du Code électoral.
Il est également prévu d'organiser une vaste campagne médiatique (médias audiovisuels et presse écrite) en vue de permettre aux personnes qui ne sont pas encore inscrites à le faire, en particulier les jeunes et les Marocains résidant à l'étranger.
Par ailleurs, a précisé M. Benabdellah, il a été convenu de retenir la date du 7 septembre pour l'organisation des élections législatives, comme l'a proposé le ministre de l'Intérieur dans le troisième projet de décret, et ce, sur la base des résultats de larges consultations avec les leaders des formations politiques, tout en tenant compte du degré de préparation des différentes composantes de la scène politique à cette échéance.
Cette décision, a-t-il fait remarquer, tient au fait que l'opération électorale est considérée comme une étape normale dans le processus de représentativité nationale, au même titre qu'elle répond à la nécessité de consacrer l'organisation des élections législatives à cette date devenue habituelle depuis le dernier scrutin.
Sur cette base, l'opération de dépôt des candidatures aura lieu entre le 17 et le 24 août, tandis que la campagne électorale se tiendra du 25 août au 6 septembre.(MAP).