GBD'après une projection de la BBC, les Travaillistes arriveraient en troisième position du scrutin avec 24% des voix, derrière les libéraux démocrates et les Conservateurs, qui remporteraient les élections avec 44% des suffrages.
Un tel résultat serait une dure sanction pour Brown après une année à la tête du gouvernement britannique. Plusieurs de ses ministres ont tenté de voler à son secours en attribuant le revers électoral au contexte économique mondial difficile, prédisant au Premier ministre une victoire aux prochaines élections.
""Il n'y a pas de crise. Ceci n'affectera pas la stabilité du gouvernement"", a assuré Geoff Hoon, chef de la majorité parlementaire, à la BBC.
""BROWN MIS EN PIECES"" Les élections de mi-mandat sont souvent difficiles pour les gouvernements britanniques. Brown a jusqu'à 2010 pour convoquer des élections législatives, et espère que le contexte économique mondial se sera amélioré d'ici là.
Plus de 4.000 sièges de conseillers municipaux, dans 160 conseils, étaient soumis au vote jeudi en Angleterre et au Pays de Galles. Au sein des 88 conseils ayant annoncé des résultats, le Labour perd 109 sièges, tandis que les Tories en gagnent 122.
Les Travaillistes avaient déjà enregistré un mauvais résultat lors des précedentes municipales, survenues en 2004 dans un contexte de fort mécontentement vis-à-vis de l'engagement militaire britannique en Irak.
""Brown mis en pièces aux élections"", titrait le Daily Telegraph sur son site internet, tandis que pour le Times, le chef de file des Conservateurs David Cameron a infligé au Labour sa ""pire correction en trente ans"".
Tous les regards se tournent désormais vers Londres, où deux figures atypiques se disputent le poste de maire dans un scrutin particulièrement serré, dont les résultats seront connus plus tard dans la journée de vendredi.
Une victoire du candidat conservateur, Boris Johnson, serait un sérieux atout pour Cameron, qui espère remporter les prochaines législatives après trois victoires consécutives des Travaillistes au Parlement.
A l'inverse, la reconduction du maire sortant Ken Livingstone serait un soulagement pour Brown, dont la popularité s'est effondrée en Grande-Bretagne après un bref état de grâce entre l'été et l'automne dernier.