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Les talibans nient avoir enlevé les deux journalistes françaisLes deux journalistes français portés disparus dans le nord de l'Afghanistan depuis mercredi sont "vivants, en bonne santé et bien traités", a déclaré Paul Nahon, le directeur des magazines d'information de France 3. Il a indiqué samedi qu’il se rendrait à Kaboul lundi pour rencontrer "les différentes autorités afghanes" et "se rendre compte de la situation".
Aucune nouvelle n'a filtré sur la situation des deux journalistes français enlevés mercredi, sinon qu'"ils sont bien traités et en bonne santé", a répété Paul Nahon. Aucune revendication n'était non plus parvenue près de cinq jours après leur enlèvement. Les talibans ont nié dimanche toute implication dans la disparition des deux journalistes. "Nous avons demandé à nos combattants de nous informer s'ils avaient fait quelque chose mais nous n'avons aucune information venant de cette zone", a déclaré l'un des porte-parole.
Dimanche, les forces françaises, appuyées par l'armée et la police afghanes, poursuivaient leurs recherches dans la province de Kapisa. "Nous organisons en permanence des points de contrôle aléatoires sur l'axe Vermont", une route stratégique nord/sud qui relie Kaboul à Islamabad, a indiqué le "chef opérations" des forces françaises en Kapisa, depuis sa base de Tagab. "Tous les véhicules remontant vers le nord en direction de Kaboul sont fouillés, 24 heures sur 24", a-t-il ajouté. L'appareil de renseignements reste entièrement tourné vers la recherche des deux journalistes. Les deux reporters, qui travaillaient sur un reportage en Afghanistan depuis trois semaines, ont disparu mercredi lors d'un déplacement dans la province de Kapisa où est stationné le contingent français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). La police afghane avait affirmé que les deux reporters ainsi que leur interprète et leur chauffeur afghans avaient été enlevés par des insurgés mercredi dans le nord-est du pays. L'enlèvement a bien été confirmée vendredi par France 3. Les deux journalistes travaillant pour le magazine Pièces à conviction sur France 3 étaient partis mercredi matin de Kaboul pour filmer la route entre les villages de Tagab et Nijrab. Une route qui reste dangereuse en dépit de la présence de bases militaires françaises proches. Jeudi soir, le ministère français des Affaires étrangères avait confirmé être "sans nouvelles depuis mercredi de deux journalistes français et de leurs accompagnateurs afghans en reportage en Afghanistan". "Aucune hypothèse ne peut être exclue", avait averti le Quai d'Orsay, réclamant de "la discrétion". La plupart des étrangers enlevés en Afghanistan et qui sont restés détenus par leurs ravisseurs dans le pays ont été libérés relativement rapidement, après quelques semaines. Mais la situation se complique lorsque les ravisseurs donnent ou revendent leur(s) otage(s) à des groupes rebelles qui les emmènent dans les zones tribales, instables, montagneuses et reculées, situées le long de la frontière afghano-pakistanaise, fiefs des talibans et de leurs alliés d'Al-Qaïda. Lundi 4 Janvier 2010 - 06:09
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