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Lettre à Florence Aubenas

Chère Florence,
En 2002, tu m’as rendu visite à la rédaction du magazine la médina en compagnie de notre confrère Alain Aufray. Tu souhaitais alors discuter avec moi, de sujets qui intéressent les musulmans de France et qui valorisent au-delà des clichés habituels véhiculés ainsi que des interlocuteurs à contacter. Nous avons fait le tour de la question, nous avons discuté des stéréotypes et de la méfiance exprimée par les musulmans envers les médias.



Aujourd’hui je suis inquiet du silence qui entoure ton séjour à Bagdad. Tes articles dans libération nous manquent, et je veux comprendre à mon tour pourquoi certains ne font pas cette recherche pour essayer de comprendre l’autre, son métier et sa mission. Nos moyens sont limités mais nous t’exprimons toute notre solidarité et notre soutien. Nous t’attendons avec impatience, nous avons besoin de ton regard critique et objectif, tes papiers nous manquent et ta situation en Irak nous attriste. Un appel pour que Florence reprenne sa plume et nous enchante de nouveau. Que ce silence pesant soit levé au plus tôt par des nouvelles rassurantes.

Hakim El ghissassi
Directeur ex-la Médina
Directeur de sezame.info

Mercredi 12 Janvier 2005 - 00:00
Lu 1816 fois



1.Posté par Omar Samaoli le 13/01/2005 11:41
Lorsqu’un journaliste est reconnu pour son intégrité et sa loyauté dans le traitement de la vérité sans jamais la travestir, lorsque son examen des réalités souffrantes ou simplement toutes celles qui s’offrent à son analyse ne souffre ni à priorisme, ni préjugés de quelque facturation que ce soit, il force notre considération et notre sympathie où qu’il soit, libre ou entravé.Confisquer sa liberté c’est nous confisquer à nous aussi le droit à l’information et ceci est intolérable.
Je ne connais pas personnellement Laurence Aubenas, je suis seulement lecteur de Libé. Je partage la peine de sa famille et de sa rédaction et les assure de mon soutien.
Omar Samaoli, gérontologue

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