Lors de leurs auditions, ces migrants "donnent très peu d’informations, si ce n’est qu’ils acceptent de dire les tarifs qu’ils ont payés, entre 5.000 et 10.000 euros par personne", a indiqué M. Besson à BFM TV et radio. "Celui qui a commis ce crime ou en tous cas ce délit aggravé a perçu à peu près un million d’euros", a-t-il affirmé. "Il ne s’agit pas de situation humanitaire, mais d’abord de filières mafieuses qui font de la traite des êtres humains, un trafic lucratif", a-t-il ajouté. Les migrants "me paraissent effectivement être des Kurdes syriens, mais c’était très bien organisé, ils ont fait disparaître toute trace d’identité", a déclaré le ministre. "Leurs auditions ont été de toute évidence préparées et coordonnées", a-t-il poursuivi. Le ministre a par ailleurs précisé que les migrants libérés dimanche après-midi "dormiront dans des lieux gérés par l’Etat en partenariat avec la Croix rouge". La justice a décidé dimanche la libération d’au moins une vingtaine de ces migrants sur les 123 découverts vendredi sur une plage de Corse.