Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Nouveaux coups de griffes de François Bayrou à ses concurrents

Dopé par son ascension dans les sondages, François Bayrou s'en est à nouveau pris à ses concurrents mardi soir lors d'un meeting au Parc des Expositions de Metz-Grigy (banlieue de Metz) devant quelque 2.500 à 3.000 personnes.



Le candidat de l'UDF à la présidentielle a fait allusion au dernier sondage Ifop pour ""Paris Match"" le créditant de 19% d'intentions de vote, au premier tour de la présidentielle. ""Tout était réglé à l'avance"", a-t-il affirmé. ""Mais les Français ont montré leur volonté profonde de changement depuis quatre à cinq jours, il y a d'importants remous, des feux croisés"".


""Entre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Jean-Marie Le Pen, il y a un point commun, c'est la volonté de nous abattre. Les injures pleuvent, mais ces attaques sont normales, elles sont une reconnaissance"", a-t-il ajouté dans une allusion à ses rivaux. ""Ces candidats ont mobilisé des snipers, des tireurs d'élite, des présentateurs de petites phrases, leur situation n'est plus établie"".
Rappelant qu'il était passé dans les sondages ""de 8 à 10, de 10 à 12, de 12 à 15, de 15 à 17, de 17 à 19, bientôt à 20, 21""%, François Bayrou a jugé que la situation était ""en train de changer du tout au tout"".
""Les Français ont décidé d'imposer un candidat, une proposition et un projet politique qui allaient répondre à leurs attentes"", a estimé le leader centriste. ""Je suis très fier que nous ayons conduit ce combat, mais ce combat je veux le rendre, ce mouvement je veux le rendre à ceux qui en sont les véritables auteurs et les véritables auteurs, ce sont les citoyens français"".
François Bayrou a par ailleurs lancé un hommage appuyé à Robert Schuman, ""un homme d'Etat idéal, modeste et plein d'humilité avec une vision pour la politique et son pays"". Il a ""proposé de bâtir une maison commune avec l'Allemagne"".
Le candidat de l'UDF a aussi évoqué la situation au Proche-Orient: ""peut-être verrons-nous que sur cette terre-là, au-delà de l'armistice, il y aura une maison commune, un peu de Robert Schuman"", a-t-il souligné.
Refusant que le père de l'Europe aille au Panthéon, il a fustigé ceux qui ont insulté Robert Schuman en le traitant de ""boche"". ""Je ne connais aucune politique qui n'ait réussi sur la méchanceté et la jalousie"", a tonné François Bayrou pointant du doigt au passage l'attitude de ses adversaires dans la campagne.
Lors de son déplacement dans la journée à Metz -une visite presque entièrement à l'Europe et à l'environnement-, M. Bayrou s'était notamment engagé à mettre en place s'il était élu une autorité indépendante d'alerte qui aurait fonction de signaler les problèmes de santé publique.


Mercredi 28 Février 2007 - 07:34
Lu 343 fois


France : élections présidentielles