|
|||||||||||
Politique de la villeLa crise des banlieues de l’automne dernier a fait l’effet d’un électrochoc sur le gouvernement et l’opinion publique.
Au plus fort des violences, le Premier ministre, Dominique de Villepin, avait débloqué 100 millions d’euros supplémentaires en faveur des associations dans les quartiers, revenant sur une baisse des subventions de l’Etat en 2004 et 2005. Après cette mesure d’urgence, l’Etat affiche une nouvelle ambition pour la politique de la ville et l’égalité des chances. Les décisions du Comité interministériel des villes et du développement social urbain annoncées le 9 mars vont dans le sens d’une volonté de résoudre les problèmes des banlieues. Un certain nombre de mesures ont été prises. La mise en place d’un cadre contractuel unique pour les interventions de l’Etat en faveur des quartiers en difficulté. Un Contrat urbain de cohésion sociale de trois ans, signé entre l’Etat et le maire, qui se substitue au contrat de ville à compter du 1er janvier 2007 sur une géographie prioritaire redéfinie. Autre priorité, le renforcement des moyens en faveur des associations et l’amélioration de la formation des professionnels de terrain. Il s’agit de renouveler le partenariat entre l’Etat et les associations comme promis par Dominique de Villepin lors d’une première Conférence nationale de la vie associative le 23 janvier dernier. Dans le cadre de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances, les financements seront simplifiés et sécurisés. Une mobilisation prioritaire des services territoriaux de l’Etat en faveur des quartiers les plus en difficulté sera de mise avec la création des préfets délégués à l’égalité des chances et un élargissement de la mission des sous-préfets. Enfin, il sera mis en œuvre une évaluation systématique des projets, appuyée sur l’Observatoire national des zones urbaines sensibles. Dans ce cadre, le comité interministériel a retenu plus d’une cinquantaine de nouvelles mesures s’inscrivant dans cinq champs prioritaires pour l’intervention de l’Etat en faveur des quartiers en difficulté : l’accès à l’emploi et le développement économique, l’amélioration de l’habitat et du cadre de vie, la réussite éducative et l’égalité des chances, la citoyenneté et la prévention, enfin l’accès à la santé. Pour l’heure, sur le terrain, les associations déplorent de ne rien voir venir et dénoncent, pour certaines, d’énièmes effets d’annonce.
Jeudi 22 Février 2007 - 04:13
Salma Belabes
Lu 331 fois
Dans la même rubrique :
|
BREVES DU MAROC
Recevez notre lettre d'information
|
||||||||||
|
Sezame est édité par Mediating, 29 impasse al Adarissa, Rabat, Maroc
|
|||||||||||

www.madarik-press.com









Un Collège Abdelmalek Sayad