Accueil  >  France

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte

Remise en liberté de 123 migrants kurdes arrivés vendredi en Corse

Les 123 migrants kurdes, débarqués en fin de semaine dernière sur l'île française de Corse, en Méditerranée, ont été remis en liberté par des décisions de justice prises dimanche soir et dans la journée de lundi, en raison d'un vice de procédure.



Remise en liberté de 123 migrants kurdes arrivés vendredi en Corse
Après ce cafouillage juridique, le président français Nicolas Sarkozy a apporté lundi soir son soutien au gouvernement dans la lutte contre les passeurs "esclavagistes" et prévenu qu'il ne laisserait pas la France "désarmée" face aux flux de clandestins.

"Donc le message est très clair, a martelé le président sur la chaîne privée TF1: ceux qui sont des réfugiés politiques seront accueillis, ceux qui ne le sont pas seront raccompagnés chez eux".

Dès dimanche, 94 de ces 123 migrants avaient recouvré la liberté, sur les 123 affirmant venir de Syrie et trouvés vendredi matin sur une plage proche de Bonifacio, à l'extrême sud de l'île. Lundi, des décisions de justice prises à Lyon (centre-est) et à Toulouse (sud-ouest) ont conduit les autorités françaises à remettre en liberté l'ensemble du groupe.

Les juges ont estimé que la privation de liberté de ces migrants s'était faite hors de tout cadre juridique légal, notamment sans qu'il leur ait été notifié la possibilité de déposer une demande d'asile, qui permet en France d'obtenir un document provisoire de séjour.

Il appartiendra désormais aux tribunaux administratifs de statuer définitivement sur la légalité des arrêtés de reconduite à la frontière.

Ces migrants avaient été emmenés dans divers centres de rétention dans plusieurs villes de France.

Face aux critiques des associations et au désaveu des juges, le ministre de l'Immigration Eric Besson a été contraint d'annoncer lundi une annulation des arrêtés de reconduite à la frontière visant ces Kurdes, dès lors qu'ils déposeraient une demande d'asile politique.

"Face à des situations d'urgence, la protection des personnes prime sur le pointillisme procédural", avait auparavant argumenté le ministre, expliquant qu'il était "impossible d'amener en quelques heures à la pointe sud de la Corse des dizaines d'interprètes, d'avocats, de médecins et de trouver sur place un local de rétention administrative respectant l'ensemble des normes en vigueur".

Les migrants ont tous déclaré aux enquêteurs avoir été transportés en camions de Syrie en Tunisie d'où des passeurs, qui auraient encaissé 2.500 à 10.000 euros par personne, les auraient fait embarquer sur un cargo jusqu'en Corse.

Une enquête est en cours pour vérifier ces déclarations et retrouver le cargo en question.

(©AFP / 25 janvier 2010 21h40)

Mardi 26 Janvier 2010 - 07:44
Lu 170 fois



Trackbacks

Url trackback de cette note (Copier la cible du lien)
Nouveau commentaire :
Twitter

Point de vue | Actualité | Economie | Société | Science & technologie | Art et culture | Actualité des religions | Livres | France | Europe | Maroc | Conseil Français du Culte musulman, CFCM | Editorial | Chronique | Dossier | Agenda | Entretien | Moyen-Orient | Dans la presse | Portrait | La Médina Magazine | Islam, la revue de théologie et d'histoire | Amis de la médina | Pour Florence Aubenas et Hussein Hanoun | Médias | Madarik, le mensuel arabophone | Abonnement | Actualités Maroc | Actualités France | International | Le point du jour | Justice | Maghreb | Geopolitique | Eléctions 2007 | Entretien du mois | Société | Passerelles | Diaspora | Environnement | Medias | Economie | Sézame magazine | Agora des Marocains Résidant à l'Etranger | La Medina N° 18 : | Madarik | Sport | Magazines | Articles soumis | Sezame, le mensuel en ligne | Statuts | CFCM 2008 | Regions du Maroc