En novembre 2000, plus de 200 ONG réunies dans le cadre du Forum civil de Marseille adoptaient une déclaration déplorant l’engagement insuffisant de l’Union européenne dans la résolution du conflit en Israël/Palestine. Elles demandaient à l’Europe d’assumer pleinement son rôle et ses responsabilités, en tant que « puissance réelle au service du droit et de la paix ». Cette déclaration rappelait la dimension coloniale du conflit et demandait à l’Union européenne, au-delà d’actions d’urgences liées au surgissement de la Deuxième Intifada et à sa répression militaire, de renforcer son engagement pour le respect des droits nationaux du peuple palestinien. Depuis lors, en partie anesthésiés par la détérioration durable de la situation, les acteurs de la société civile réunis lors des Fora civils euromed ou dans d’autres enceintes ont davantage réagi aux événements que formulé des propositions constructives. La déclaration Palestine, agir maintenant doit-elle être considérée comme indépassable ?
Il est aujourd’hui admis que la redistribution de la souveraineté des Etats, dans le contexte des mondialisations, entraîne un partage de responsabilité vers les organisations de la société civile dans de multiples domaines. Pourtant, rares sont les situations où les organisations de la société civile participent activement à la prévention et la résolution des conflits. L’initiative des Accords de Genève visait d’ailleurs en premier lieu à prendre le contre-pied de cet écart.
Cinq ans après la déclaration de Marseille Palestine, agir maintenant, et à quelques semaines du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement réuni à l’occasion du 10 ème anniversaire du Processus de Barcelone, sur quelle base politique les organisations de la société civile peuvent-elles converger ? Quelles sont les formes que pourrait prendre leur participation effective, notamment au sein du Processus de Barcelone, à la résolution d’un conflit israélo-palestinien qui reste pour tous un horizon incontournable ?
Accueil de Mme Catherine Lalumière, Présidente de la Maison de l’Europe de Paris
M. Mourad Allal , coordonnateur de la Plate-forme non-gouvernementale euromed (Paris)
Mme Ghislaine Glasson Deschaumes , Transeuropéennes, vice-présidente de la Plate-forme non-gouvernmentale euromed (Paris)
M. Alain Gresh , Le Monde diplomatique
Mme Shuli Hartman, urbaniste, Bimkom ( Jerusalem )
M. Hussein Abu Hussein, avocat, co-fondateur de l’Association arabe des droits de l’homme, membre du conseil d’administration d’Ittijah (Haïfa)
M. Ziad Majed, politologue (Beyrouth)
Mme Dr Ruchama Marton, Présidente de Physicians for Human Rights, Israël (Tel Aviv)
M. Bernard Ravenel, Président de France-Palestine Solidarité (Paris)
M. Dr Raji Sourani, directeur, Palestinian Centre for Human Rights (Gaza)
M. Michel Tubiana, avocat, Secrétaire général de la Plate-forme non-gouvernementale euromed (Paris)