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Ségolène Royal réffirme son 'authenticité' de gauche

Face à la percée de François Bayrou dans les sondages, Ségolène Royal a réaffirmé samedi son ""identité de femme de gauche"", affirmant n'avoir ""aucun doute"" du rassemblement des différents partis de gauche sur son nom lors du deuxième tour de la présidentielle.



Lors de l'émission France Europe Express, la candidate socialiste a de nouveau revendiqué sa ""liberté"" par rapport au PS tout en expliquant qu'il ne s'agissait pas de se libérer d'un ""carcan"".
""C'est la définition de l'élection présidentielle, c'est une rencontre entre un homme ou une femme et un pays"", a-t-elle estimé.
""Maintenant je suis dans la dernière phase en appui sur le Parti socialiste bien évidement. J'ai la chance d'avoir un grand parti (...) qui me soutient, mais aujourd'hui je dois m'affranchir des partis politiques"", a insisté Ségolène Royal.
Les ""éléphants""? ""Je compte bien sûr sur eux. D'ailleurs, ils sont très mobilisés"", a expliqué la candidate au lendemain d'un déplacement en Champagne-Ardennes avec Dominique Strauss-Kahn et au soir de la première réunion publique de campagne animée par Lionel Jospin.
Il est ""évident"" que le ""pacte présidentiel"" comporte de nombreux ""marqueurs de gauche"", a-t-elle poursuivi. ""Ce qui saute aux yeux dans ces marqueurs c'est la conception de la valeur travail"".
""Moi je considère que lorsqu'on précarise le travail on sape la valeur travail (...) dans le CPE, dans le CNE et dans toutes les attaques permanentes contre les 35 heures. Et moi je pense que l'on défend la valeur travail en sécurisant les salariés"", a déclaré la première femme à avoir une chance d'accéder à l'Elysée.
Elle a répliqué à ceux qui lui reprochent parmi ses ""adversaires notamment Nicolas Sarkozy"" d'être trop souvent dans le registre féminin, maternel voire compassionnel. ""S'il y avait un peu plus de compassionnel dans la société dans laquelle nous vivons peut être que cela irait un peu mieux"", a-t-elle affirmé.
""Je reste fidèle à ce qui fait mon identité, mon authencité de femme de gauche"", a-t-elle assuré, opposant aux ""projets de la droite"" qui font ""plus de précarité"" ses concepts de ""sécurité personnelle"" et de ""sécurisation des parcours professionnels"".
Si la candidature de José Bové est validée lundi par le Conseil constitutionnel, douze candidats se brigueront l'Elysée cette année, dont sept de gauche. En 2002, l'éparpillement des voix à gauche avait contribué à l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour.
""J'ai déjà beaucoup rassemblé par rapport à l'échéance précédente"", a remarqué la candidate qui se présente sous la triple bannière du PS, du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et du Parti radical de gauche (PRG). ""C'est vrai (que) malgré tout il y en a pas mal et c'est vrai qu'il faut faire attention"", a-t-elle reconnu.
""Je pense que ces autres partis de gauche n'ont qu'une envie c'est de battre Nicolas Sarkozy. Tout simplement parce qu'ils savent ce qu'il est, ce qu'il fait, ce qu'il propose et ce que la France deviendrait avec lui. Donc là je n'ai aucun doute sur le rassemblement au second tour"".


Dimanche 18 Mars 2007 - 08:06
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France : élections présidentielles