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Tunisie : Ben Jaafar élu président de l'Assemblée constituanteL'Assemblée constituante issue du premier scrutin libre en Tunisie le 23 octobre a solennellement ouvert mardi ses travaux et élu à sa tête un homme de gauche Mustapha Ben Jaafar.
Le dirigeant du parti de gauche Ettakatol, Mustapha Ben Jaafar, a été élu mardi président de l'Assemblée constituante tunisienne issue du scrutin du 23 octobre, qui se réunissait pour la première fois à Tunis.
Sa candidature avait été proposée par les trois partis vainqueurs du scrutin, Ennahda, Congrès pour la République (29 élus) et Ettakatol (20 sièges). Mustapha Ben Jaafar a aussitôt promis qu'il resterait «fidèle» aux objectifs de la révolution, et s'est dit «fier» et «confiant»dans l'avenir de son pays. «Le cliché Main d'acier dans un gant de velours lui colle parfaitement», selon l'expression de l'un de ses proches le décrivant comme «un démocrate et opposant résolu, qui à 71 ans, n'a jamais cédé d'un pouce sur ses principes» durant les 23 ans de règne de l'ancien président Ben Ali. Né le 9 décembre 1940, ce Tunisois pure souche, lunettes fines, toujours rasé de près, se défend d'être "élitiste" et s'insurge contre les critiques qui l'accusent d'être «loin du peuple» dans sa résidence en banlieue bourgeoise. «Je suis né au cœur de Bab Souika - quartier populaire du vieux Tunis - dans une famille militante aux moyens modestes», répond l'homme, orphelin à cinq ans. Ses détracteurs lui reprochent cependant un «manque de punch» et certains taxent son parti de «Hizb França» (parti de la France) pour ses relations privilégiées avec le PS au sein de l'Internationale socialiste. Le gouvernement devrait être dirigé par Ennahda L'Assemblée devrait valider dans les prochains jours la suite de l'accord de partage du pouvoir conclu entre Ennahda et ses deux partenaires de gauche. Il prévoit la désignation de Moncef Marzouki, dirigeant du CPR, à la présidence du pays, et celle d'Hamadi Jebali, 62 ans, numéro 2 d'Ennahda, à la tête du gouvernement. Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a exprimé lors d'une suspension de séance son «immense bonheur» de voir se mettre en place une «première assemblée constituante élue démocratiquement». Moncef Marzouki a de son côté fait part de son «sentiment d'émerveillement» face à l'installation de «la première chambre représentative» du peuple tunisien. Mercredi 23 Novembre 2011 - 02:23
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