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Une percée républicaine au Congrès pourrait affecter la diplomatie d'ObamaEn tant qu'absente de la campagne pour les élections de mi-mandat du 2 novembre, la politique étrangère des Etats-Unis pourrait changer après le scrutin. Une forte poussée républicaine au Congrès est en effet susceptible d'affecter la stratégie de Barack Obama sur les relations avec la Russie, la Chine, l'Iran et le dossier du Proche-Orient.
Les républicains pourraient pousser à des mesures rapides sur les conflits et déséquilibres commerciaux avec la Chine, en prônant une plus grande fermeté à l'égard de Pékin. Ils estiment que "les Etats-Unis doivent répondre à toute une série de provocations chinoises", explique Jessica Matthews, président de la Fondation Carnegie pour la paix internationale.
Les Etats-Unis et d'autres partenaires commerciaux du géant chinois voient d'un mauvais oeil sa politique de dévaluation du yuan, qui explique en partie l'énorme déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine. "Le protectionnisme n'est plus un gros mot", souligne Wayne Merry, membre du Conseil américain de politique étrangère et ancien diplomate. Washington pourrait commencer à imposer des sortes de sanctions commerciales à Pékin, ajoute-t-il. Une forte progression des républicains pourrait également affecter les efforts de Barack Obama pour relancer les relations avec la Russie. De nombreux membres du Grand Old Party ont en effet gardé envers Moscou une méfiance héritée de la Guerre froide, ce qui pourrait rendre encore plus difficile la ratification au Sénat du traité de réduction des armements nucléaires signé en avril par le président américain et son homologue russe Dimitri Medvedev. Il est peu probable que les républicains reprendront le contrôle du Sénat, où ils ont actuellement 41 sièges, contre 58 pour les démocrates, mais ils devraient largement combler leur retard. Or, le Sénat doit ratifier les traités à une majorité qualifiée de 67 voix. Les républicains devraient soutenir l'actuelle politique d'engagement militaire en Afghanistan. Mais ils pourraient bien conduire Barack Obama à retarder ou limiter le début de retrait des forces américaines dans le pays, prévu pour juillet 2011. Concernant le Proche-Orient, des républicains présents plus en force au Congrès pourraient pousser Washington à réduire les pressions sur Israël. En tant que parrain du processus de paix, Barack Obama, qui a notamment fait pression sur Israël sur la question de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem, risque de voir ainsi sa marge de manoeuvre se réduire. Un Congrès plus à droite pourrait aussi pousser M. Obama à plus de fermeté envers l'Iran. Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément. Reste que la convergence des craintes au Moyen-Orient sur le programme nucléaire iranien pourrait faciliter les négociations de paix israélo-palestiniennes, selon certains observateurs. Israël se sent menacé par l'Iran tandis que les pays arabes craignent de leur côté qu'un Iran doté de l'arme nucléaire ne modifie l'équilibre régional. A Mardi 26 Octobre 2010 - 07:13
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Barack Obama comparé au commandant du Concordia