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Washington, Londres et Paris poussent l'AIEA à obtenir plus d'informations sur le programme nucléaire iranien
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont fait parvenir à l'Agence internationale de l'énergie atomique une série de questions fort pointilleuses sur le programme d'enrichissement de l'uranium de l'Iran, auxquelles l'organisation onusienne ne devrait pas être capable de fournir de réponses précises dans un rapport à paraître jeudi. Ces questions laissent entrevoir de nouvelles démarches au sein de l'ONU pour renforcer les sanctions contre Téhéran.
Les interrogations des trois pays figurent dans des documents confidentiels que l'Associated Press (AP) a pu se procurer mercredi, à la veille de la parution du rapport rédigé par le directeur général de l'AIEA Mohamed ElBaradeï. Selon des diplomates, ces documents ont également été distribués à plusieurs des 35 membres du conseil des gouverneurs de l'AIEA et aux services du directeur général. Dans ces dix pages, les trois pays énumèrent les informations qu'ils estiment que l'Iran devrait fournir afin de prouver sa bonne foi quant à ses assurances qu'il ne cherche pas à se procurer l'arme atomique. On y apprend par exemple que la France souhaite connaître l'entière ""chronologie des contacts"" entre Téhéran et le réseau du marché noir nucléaire où les Iraniens se sont procuré les premières centrifugeuses et autres équipements de base pour commencer leur programme d'enrichissement. Paris souhaite également prendre connaissance des ""conclusions (de l'AIEA) (...) expliquant la production par l'Iran de composantes de centrifugeuse dans des facilités militaires"", un point qui pourrait lier le programme à des fins militaires. Enfin, la France demande à l'AIEA de communiquer toutes ""les questions posées à l'Iran et les réponses données"". L'AIEA devrait refuser d'accéder à cette demande en citant des clauses de confidentialité. Londres de son côté pose à plusieurs reprises la question suivante: ""qu'a dit l'Iran à l'Agence qui ait donné à l'Agence l'assurance que la déclaration de l'Iran à cet effet est désormais correcte et entière""? Illustrant les attentes de Washington, le principal délégué des Etats-Unis auprès de l'AIEA, Gregory L. Schulte, a souligné auprès de la presse mercredi: ""une coopération sélective n'est pas suffisante"". Le rapport de M. ElBaradeï, qui n'est pas rendu public, devrait être débattu lors de la réunion du conseil des gouverneurs de l'AIEA le 22 novembre prochain. Washington, Londres et Paris devraient à cette occasion arguer que l'Iran, qui a promis de répondre à toutes les questions sur son activité nucléaire passée, ne coopère pas entièrement, version soutenue par certains diplomates. De leur côté, la Chine et la Russie, détenteurs du droit de veto au Conseil de sécurité, devraient cependant souligner que des progrès ont été réalisés, et demander encore du temps pour l'Iran avant d'imposer de nouvelles sanctions. AP Jeudi 15 Novembre 2007 - 07:18
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