Education Première enfance
La conférence parlementaire maghrébine sur « l'éducation durant la première enfance » s’est tenue du 15 au 18 février à Tunis. Dans son rapport final, elle a insisté sur la nécessité de donner davantage d'importance à l'éducation de la petite enfance, en vue d'améliorer la qualité de l'éducation préscolaire et d'élaborer des législations au diapason de l'évolution et des exigences de la modernité. La conférence a appelé, en outre, à coordonner les efforts entre les parlements maghrébins afin d'assurer le suivi de la mise en œuvre des législations relatives à la petite enfance. Elle a également souligné le rôle des médias et des composantes de la société civile dans la vulgarisation et la sensibilisation au respect des droits des enfants, et exhorté les institutions concernées à effectuer plus de recherches et d'enquêtes sur le terrain, pour la collecte d'informations fiables et l’élaboration d’un référentiel scientifique commun maghrébin.
Le Comité national olympique marocain (CNOM) organise, le 10 mars prochain au centre international de conférences Mohammed VI Skhirate-Temara, le 2e séminaire national Femme et Sport, sous la présidence de SAR la Princesse Lalla Amina. Engagés en marge de la journée internationale de la femme (8 mars), les travaux de cette rencontre, qui seront animés par des parlementaires et des acteurs sportifs et éducatifs, porteront notamment sur la parité et l'égalité dans le milieu sportif marocain à la lumière du code de la famille et l'accès des femmes à la direction du sport. Le conseil communal de l'enfant pour la ville de Laâyoune a élu le 17 février, au siège de l'Académie régionale de l'éducation et de la formation, ses membres représentant différents étab1issements scolaires. Le conseil vise à renforcer davantage l'intérêt accordé aux questions de l'enfance dans la ville, initier les enfants aux principes de la citoyenneté agissante, les encourager à participer de manière effective à la gestion de la chose locale et les préparer à intégrer le paysage démocratique national. Cette expérience est destinée à se généraliser à plusieurs villes du royaume, notamment les villes d'Errachidia, Taradounat, Kénitra, Oujda, Settat, Safi, El Jadida et Agadir.
L’enseignement des sciences dans nos établissements universitaires part généralement d’un exposé des lois fondamentales, qui le plus souvent revêt un caractère austère et définitif. Pas la moindre place n’y est actuellement donnée à la connaissance des concepts scientifiques sous-tendant la théorie étudiée, ni à la considération des différentes acceptions de la réalité-même que la loi considérée est supposée décrire fidèlement. La loi de la gravitation universelle est énoncée, en passant sous silence l’ensemble des interprétations – différentes et souvent contradictoires – qui lui ont été données depuis l’époque de Newton jusqu’à nos jours. Les étudiants sortent ainsi diplômés sans comprendre, par exemple, le rôle central du modèle dans l’explication scientifique. L’étude de l’évolution des théories et des concepts scientifiques permet d’évaluer la science à sa juste valeur en mesurant les limites de la notion de théorie définitive dans un domaine donné, de comprendre quelle structure revêt l’activité scientifique et comment elle avance. Sur un registre différent, l’analyse historique aide les étudiants à comprendre que le progrès scientifique a été une entreprise à laquelle ont contribué différentes nations et civilisations, comme l’expose avec lucidité le cadi Sâ’id de Tolède au XIe siècle dans son ouvrage sur les Catégories des nations. L’image de la voiture tirée par les chevaux et conduite par les cochers, s’arrêtant à des étapes données pour changer de chevaux, dans Introduction à l’Histoire de la Science, de l’historien des sciences du XXe siècle, George Sarton, est aussi représentative de cette vision radicalement opposée à celle d’un prétendu « miracle grec ». L’étude de l’histoire des sciences contribue donc au rapprochement des peuples et des civilisations. C’est une activité d’ouverture par excellence, à laquelle il y a tout intérêt à donner une place dans les filières scientifiques de notre université.