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  <title>sezame</title>
 <description><![CDATA[actualité france Maroc]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2008-11-21T04:15:48+01:00</dc:date>
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   <title>Le pacte des Oulémas marocains, devoir de proximité et de formation</title>
   <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 09:05:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> Hakim El ghissassi</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Chronique]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
La réforme du champ religieux marocain a franchi un nouveau pas(1). La symbolique du discours royal intrigue: c’était le premier discours au sein d’une mosquée et 2.000 alîm y ont assisté.
Si le discours fondateur du 30 avril 2004 avait donné le temps à la restructuration du champ religieux et la réorganisation des Conseils des Oulémas, celui de 2008 a été placé sous le signe de la dynamisation, de la formation et de la proximité.      <div>
      <b>L’iman, à l’abri des influences partisanes</b>       <br />
              <br />
       Le slogan «Mithaque al-oulamae», désignant la nouvelle dynamique religieuse engage, par un pacte religieux, les Oulémas. Cette dynamique vise à être très proche du citoyen en agissant au sein de la plus petite commune du royaume. Chaque alîm parmi les 1.500, au nombre de communes marocaines, aura pour mission d’accompagner, 2 fois par mois, 40 imams et préposés religieux locaux, ces alîm seront soutenus dans leur mission par 500 lauréats du programme de formation des Imams et des Mourchidates mis en place en 2005.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La politique publique religieuse se réfère dans son action au cadre juridique mis en place, elle respecte les institutions et les choix du citoyen exprimés à travers les instances législatives.        <br />
       L’intégration du religieux se fait ainsi dans un cadre légal et encadré afin d’agir dans le respect des droits de l’homme lorsqu’il y a abus de pouvoir ou menace de l’ordre public. La mise à niveau des cadres religieux à travers «Mithaque al-oulamae» ne fait qu’appliquer, avec un esprit d’équité entre les différentes régions, les dispositifs de l’article 13 du dahir relatif à la création du Conseil des Oulémas.        <br />
       Il vient d’être mis en place une fois le statut social des imams amélioré (couverture sociale et augmentation des indemnités), sa mission bien définie par «le guide de l’imam et prédicateur» et la distinction entre la gestion administrative par le ministère et la gestion religieuse par les Conseils des Oulémas bien établie. Ainsi l’imam se trouve de plus en plus à l’abri d’influences partisanes.       <br />
       Cette nouvelle dynamique, à dimension politique et sociale, vise une identification des lacunes, un dépoussiérage du socle, constituant la tradition religieuse marocaine qui a subi ces dernières décades une altération par le fait qu’elle est restée muette face aux discours simplistes et puritanistes, en déphasage avec les réalités sociales et historiques de l’islam. Ce qui est devenu source de radicalisme, de contrainte, d’extrémisme et d’avis religieux littéralistes, en contradiction avec les bases jurisprudentielles choisies par les Marocains depuis plus de 12 siècles.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Défi: une formation religieuse ouverte</b>        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Si les dispositifs légaux, administratifs, logistiques et financiers sont mis à disposition pour bâtir une expression éclairée de l’islam, le discours religieux est appelé à être plus attrayant et plus en phase avec les réalités du monde moderne. Comment pourrions-nous imaginer une pensée religieuse éclairée si le discours religieux ne se libère pas de son archaïsme et de son refus de bénéficier de l’évolution de la pensée humaine et de la recherche scientifique.        <br />
       Comment pourrions-nous convaincre que le message de l’islam est un message de paix, de solidarité et de rationalité lorsque la frilosité nous habite quand il s’agit de dénoncer les paroles et les actes qui travestissent le message originel de l’islam et sa tradition historique.       <br />
       Le modèle religieux marocain se base dans son développement sur la participation active de la population: plus de 60% des mosquées sont construites et financées par la solidarité populaire, la grande partie de l’enseignement traditionnel fonctionne grâce au système de «a’charte» (la contribution financière collective de la population locale pour le fonctionnement des mosquées et la rétribution des imams). L’Etat participe au fonctionnement du culte en mettant en place les cadres légaux et en garantissant l’expression intégrée et modérée de la religion afin de préserver l’ordre public et l’unité cultuelle des Marocains.        <br />
       -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------       <br />
       (1) A l’occasion de la tenue de la septième session du Conseil supérieur des Oulémas, présidée par le Roi Mohammed VI, avec le discours royal prononcé le 27 septembre 2008.       <br />
              <br />
       --------------------------------------------------------------------------------       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Formation pour un islam vivant son temps </b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       Le remède au discours religieux anachronique régnant est la formation. Cette formation ne pourra donner ses fruits si elle ne s’ouvre pas sur la pensée religieuse moderne, si elle ne fait pas l’effort de s’ouvrir sur les autres langues et les autres cultures et si elle ne révolutionne pas ses moyens de transmission car il ne s’agit pas uniquement de réforme mais de révolution, lorsqu’on regarde de près les moyens de communication utilisés et les contenus transmis. Le message modéré de l’islam ne peut se concevoir sans l’ouverture et sans implication dans la réflexion autour de la pensée religieuse mondiale. C’était le cas pendant la période de la révélation, le texte coranique est exemplaire en ceci, il ne fait pas l’économie de lire le monde apparent et caché. Ces deux dernières années et à l’instar des autres chantiers, l’enseignement traditionnel (écoles coraniques, écoles traditionnelles, Dar al-Hadith al Hassania…) a connu une réforme profonde des programmes et des cycles d’enseignement.        <br />
       Sa valorisation, en le mettant sur un même pied d’égalité que l’enseignement général, l’introduction d’un enseignement profane (mathématiques, langues, histoire, sciences…) à côté de l’enseignement religieux et la mise en place de moyens supplémentaires pour la motivation des enseignants, des gérants et des bienfaiteurs, dote aujourd’hui ce système de formation religieuse de moyens nécessaires pour être un des pôles de compétences pour un islam éclairé, vivant son temps.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Mesures pratiques</b>        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       EN faisant passer le nombre des Conseils des Oulémas de 30 à 70 et en lançant «Mithaque al-Oulamae» (le pacte des Oulémas), le discours royal place la formation des cadres religieux et le devoir de respect des spécificités de l’identité religieuse marocaine au centre de la réforme religieuse.        <br />
       La TVA appliquée à la construction et l’entretien des mosquées, lieux par excellence du culte musulman et de la formation religieuse, sera revue à la baisse, elle sera de l’ordre de 10% au lieu de 20%. Une aberration du système fiscal marocain vient d’être corrigée. Des pays laïcs comme la France, en plus d’autres avantages fiscaux, exonèrent complètement des taxes les lieux de cultes, déclarés en tant que tels.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>Ramadan 2008, riche en signes</b>       <br />
              <br />
              <br />
       Le 2 septembre 2008, Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, lors de la leçon inaugurale des causeries religieuses, présidées par le Souverain, a défini les prérogatives des Oulémas et leurs relations avec les institutions. La dernière leçon animée par Driss Bendaouia, président du Conseil des Oulémas de Larache, a été consacrée à la tradition cultuelle marocaine, elle a tracé les principales spécificités marocaines à respecter par l’ensemble du corps religieux.       <br />
              <br />
       Le 17 septembre 2008, la lettre royale adressée aux participants à une croisière, organisée sous le thème «A la recherche de l’Islam des lumières, l’Age d’or des Monothéismes au Maroc et en Andalousie», a indiqué que la politique religieuse marocaine «vise à répondre aux besoins du citoyen et aux exigences du monde moderne» qu’elle ‘‘est basée sur l’intégration institutionnelle de la gestion des affaires religieuses»’’ Le Souverain a réaffirmé que la pierre angulaire de cette politique est «l’institution d’Imarat al-Mouminine, Commanderie des croyants, garante de la pérennité des fondements de notre religion selon notre rite».        <br />
              <br />
       Les 19, 20 et 21 septembre 2008, plus de 1.000 affiliés au soufisme, représentant quelque 800 zaouïas et confréries se sont réunis autour du Coran à Sidi Chiker dans la région de Safi. Le message était clair, le soufisme, tant décrié par certaines mouvances islamiques, est une composante sociale, ancrée dans l’histoire marocaine, il puise sa légitimité du texte coranique et de son action sociale, éducative et spirituelle. La conférence de Mohamed Yessef, secrétaire général du Conseil supérieur des Oulémas, prononcée à l’occasion de la première série des «Rencontres nationales Sidi Chiker pour les affiliés au Tassawuf» a tranché avec le discours normatif des Oulémas, en affirmant que le soufisme est une dimension essentielle dans le cheminement spirituel et éducatif du croyant. Quant à Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques, il a indiqué que le croyant peut avoir un cheminement individuel, voire plus difficile et plus périlleux, ou être accompagné au sein d’une confrérie. Le Souverain dans le message adressé aux participants dit que «la version nationale [des rencontres sidi Chiker] trouve sa justification dans la nécessité de prendre en charge cette mouvance spirituelle de l’intérieur et d’identifier les moyens et les modalités d’actions susceptibles de mettre à profit le potentiel qui lui est inhérent dans le développement de la conscience morale chez les individus.»       <br />
              <br />
       Le 21 septembre 2008, dans un communiqué, le Conseil supérieur des Oulémas dénonce les déclarations d’El Maghraoui à propos du mariage de la fille de 9 ans. Le positionnement du Conseil était clair à trois niveaux: premièrement, le Maroc a sa propre tradition religieuse, deuxièmement, la fatwa au Maroc est institutionnelle, personne ne peut s’autoproclamer mufti et troisièmement, le devoir de respecter les choix jurisprudentiels et institutionnels du pays en référence au code de la famille. A cet effet, l’avis donné en 2006 par le Conseil des Oulémas à propos de l’intérêt général légitime religieusement les décisions prises par le gouvernement et les institutions de l’Etat, qui ne peuvent enfreindre l’esprit de l’islam.         <br />
              <br />
       Hakim El Ghissassi, spécialiste de la laïcité et droit des cultes, fondateur et directeur des magazines Sezame («ex-La Médina») et Madarik, l’hebdomadaire du fait religieux. Il est auteur de «Regard sur le Maroc de Mohammed VI» publié chez Michel Lafon en 2006.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Le-pacte-des-Oulemas-marocains,-devoir-de-proximite-et-de-formation_a1937.html</link>
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   <title>Egypte: la blogosphère islamiste – miroir d'un nouveau militantisme et facteur de tensions internes au sein des Frères musulmans</title>
   <pubDate>Wed, 12 Nov 2008 08:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Patrick Haenni</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Medias]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Avec l’émergence, fin 2004, d’une blogosphère islamiste autonome vis-à-vis des desiderata du leadership de la confrérie des Frères musulmans (FM), le monde de la recherche autant que la presse découvraient l’existence «d’islamistes contrariés», insatisfaits non seulement du positionnement politique des Frères, mais surtout du modèle de culture militante que la direction de la confrérie pouvait leur offrir.      <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.sezamemag.net/photo/1105519-1409994.jpg" alt="Egypte: la blogosphère islamiste – miroir d'un nouveau militantisme et facteur de tensions internes au sein des Frères musulmans" title="Egypte: la blogosphère islamiste – miroir d'un nouveau militantisme et facteur de tensions internes au sein des Frères musulmans" />
     </div>
     <div>
             <br />
       Pourtant, si la blogosphère islamiste n’a rien inventé, elle est plus qu’une fenêtre sur cour islamiste. Elle constitue bien un miroir privilégié des transformations du rapport au religieux et au politique, mais elle est autant productrice que reflet du réel social et politique.       <br />
              <br />
       Dans le cas présent, elle participe au renforcement d’une nouvelle tension au sein de la confrérie entre un courant protectionniste dans son rapport à l’organisation, le courant du tanzim, et un nouvel esprit militant marqué par le par un «concordisme» (tawfiqiyya) politique et culturel, c’est-à-dire l’acceptation de l’ouverture sur le champ politique, sur les acteurs non religieux de la société civile et sur les références culturelles non islamiques et en rupture avec la militance martiale prônée et organisée en « institutions totalitaires » au sens de Goffman.       <br />
              <br />
       La blogosphère islamiste est, à l’origine, produite par le haut et est conforme à la culture militante traditionnelle. Mais le blog va, comme d’autres expressions de la culture militante frériste, se faire réapproprier par le bas et subir une inflexion individualiste. Il relègue les grandes causes collectives à la périphérie et leur substitue une attention centrale donnée aux humeurs et aux subjectivités de ses fondateurs. Il va ensuite nourrir un clash de cultures militantes avant de finalement créer un conflit ouvert au sein de l’organisation. À ce titre la petite histoire de la blogosphère islamiste témoigne à la fois des tensions au sein de l’islamisme et du rôle déterminant des nouvelles technologies dans les mutations du rapport au religieux et à la militance.       <br />
       source Religiscope       <br />
              <br />
       Pour lire le texte intégral de cette étude inédite de Patrick Haenni, fondée sur des recherches de terrain récentes, veuillez télécharger le texte complet au format PDF (14 pages, 320 Ko)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <photo:imgsrc>http://www.sezamemag.net/photo/imagette-1105519-1409994.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.sezamemag.net/Egypte-la-blogosphere-islamiste-miroir-d-un-nouveau-militantisme-et-facteur-de-tensions-internes-au-sein-des-Freres_a1936.html</link>
  </item>
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   <title>''Le génocide de Srebrenica''</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 07:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Communiqués]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Du 11 au 16 juillet 1995, l'enclave de Srebrenica en Bosnie et Herzégovine a été le théâtre de terribles massacres que n'a jamais connu l'Europe depuis la fin de la seconde guerre mondiale. En effet, plus de 8000 musulmans ont été exécutés, sur ordre de chefs militaires et politiques Serbes, dans une zone supposée être protégée par les forces de l'ONU.      <div>
      Le caractère particulièrement odieux des crimes commis dans cette campagne de « nettoyage ethnique » pratiquée sur le peuple pacifique de la Bosnie-Herzégovine, la mort de plus de 200.000 musulmans, le viol de plus de 50 000 femmes et le déplacement d'un million et demi de personnes, doivent amener à réfléchir sur la menace de guerre qui pèse sur le monde d'aujourd'hui.        <br />
              <br />
       Ce qui s'est passé en Bosnie doit nous inciter à redoubler de vigilance et à manifester notre profonde solidarité avec celles et ceux qui travaillent pour une plus grande fraternité entre les hommes et les peuples.       <br />
              <br />
       En commémorant le souvenir du génocide de Srebrenica, les musulmans de France souhaitent s'associer à la douleur et la tristesse des familles éprouvées.        <br />
              <br />
       Au moment de leurs prières, les musulmans de France entendent participer à ces moments de recueillement en souvenir de toutes ces malheureuses victimes.        <br />
              <br />
       Dans le même temps, ils espèrent également agir contre l'oubli de ce génocide qui s'est produit en 1995 au cœur de l'Europe et sous le regard passif du monde entier.        <br />
              <br />
       Paris, le 11 juillet 2008       <br />
       Le Président,        <br />
       Mohammed MOUSSAOUI       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/-Le-genocide-de-Srebrenica-_a1934.html</link>
  </item>
  <item>
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   <title>Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 07:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Dans la presse]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Peut-on devenir française quand on porte la burqa, ce vêtement qui, à l’exception des yeux, masque entièrement les femmes dans les pays (ou les familles) musulmans les plus rigoristes ? Non, vient de répondre sans détour le Conseil d’État dans un arrêt qui, sans aucun doute, fera date.     <div>
      L’affaire sur laquelle la haute juridiction a tranché tient en quelques mots : une Marocaine mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France s’est vu refuser, en 2005, la nationalité française, au motif qu’elle porte la burqa et que cela constituerait un " défaut d’assimilation ". Saisi en appel, le jugement du Conseil d’État tient, également, en quelques mots, manifestement pesés au trébuchet : cette femme " a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française et notamment le principe d’égalité des sexes ".       <br />
              <br />
       Voilà donc relancée la controverse sur la place des religions, et de l’islam en particulier, en France. Le débat sur le port du " voile " à l’école avait déjà soulevé la question il y a quelques années : la France doit-elle, avec tolérance et sagesse, accepter l’expression publique de l’identité religieuse et de la différence culturelle ? Ou doit-elle, au contraire, marquer nettement les limites au-delà desquelles le principe de laïcité, fondement de la République, serait bafoué. En adoptant la loi de 2004 interdisant le port de tout signe religieux ostensible dans les établissements scolaires, le Parlement avait clairement choisi la seconde réponse.       <br />
              <br />
       Dans son arrêt du 27 juin, le Conseil d’État adopte une position similaire. Nul doute qu’il va se voir reprocher, à nouveau, de stigmatiser une religion, l’islam. Et de ne pas mesurer le fossé qui le sépare de la réalité complexe de la société française. Le Conseil, il est vrai, s’en tient à une appréciation de principe : à ses yeux, la burqa est tout sauf un signe religieux banal, qui relèverait d’un simple choix privé ou de la liberté de conscience ; à ses yeux, c’est au contraire un symbole majeur pour les musulmans les plus militants et minoritaires, qui revendiquent une pratique extrême de leur religion. Un symbole de ségrégation entre les hommes et les femmes. Un symbole inacceptable du statut d’infériorité de la femme dans cette conception de l’islam. Comment lui donner tort ?       <br />
              <br />
       Dans un arrêt rendu le 27 juin, le Conseil d’État a pris en compte le niveau de pratique religieuse       <br />
              <br />
       La burqa est-elle incompatible avec la nationalité française ? Une Marocaine de 32 ans, mariée à un Français et mère de trois enfants nés en France, vient de se voir refuser la nationalité au motif qu’elle " a adopté, au nom d’une pratique radicale de sa religion, un comportement en société incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment le principe d’égalité des sexes ".       <br />
              <br />
       Pour la première fois en France, le Conseil d’État, dans un arrêt du 27 juin, a pris en compte le niveau de pratique religieuse pour se prononcer sur la capacité d’assimilation d’une personne étrangère. Jusqu’à présent, dans la communauté musulmane, seules des personnes jugées proches de mouvements fondamentalistes ou ayant publiquement tenu des propos relevant de l’islam radical se sont vu refuser la nationalité française. Et aucune n’est allée au bout de la procédure.       <br />
              <br />
       Dans le cas de Faiza M., ce sont sa tenue vestimentaire et sa vie privée qui sont mises en avant pour confirmer le refus de la nationalité française. Invoquant le principe de liberté religieuse garanti par la Constitution et le fait qu’elle n’a, depuis son arrivée en France en 2000, " jamais cherché à remettre en cause les valeurs fondamentales de la République ", Mme M. avait demandé au Conseil d’Etat d’annuler le décret de 2005 refusant sa demande pour " défaut d’assimilation ".       <br />
              <br />
       La commissaire du gouvernement (chargée de donner un avis juridique), Emmanuelle Prada-Bordenave, a insisté sur les entretiens qu’a eus le couple avec les services sociaux et la police. A trois reprises, Faiza M. se serait présentée " recouverte du vêtement des femmes de la péninsule arabique, longue robe tombant jusqu’aux pieds, voile masquant les cheveux, le front et le menton et une pièce de tissu masquant le visage et ne laissant voir les yeux que par une fente ". Le couple reconnaît " spontanément " son appartenance au salafisme. Ce courant de l’islam, qui prône une lecture littérale et rigoriste du Coran, s’inspire du mode de vie des premiers fidèles du prophète Mahomet. Faiza M. a affirmé qu’elle n’était pas voilée quand elle vivait au Maroc et a indiqué " qu’elle n’a adopté ce costume qu’après son arrivée en France à la demande de son mari et qu’elle le porte plus par habitude que par conviction ". " D’après ses propres déclarations, a souligné la commissaire du gouvernement, elle mène une vie presque recluse et retranchée de la société française. Elle n’a aucune idée sur la laïcité ou le droit de vote. Elle vit dans la soumission totale aux hommes de sa famille mari, père et beau-père. " Faiza M. semble " trouver cela normal et l’idée même de contester cette soumission ne l’effleure même pas ", a ajouté Mme Prada-Bordenave, estimant que ces déclarations sont " révélatrices de l’absence d’adhésion à certaines valeurs fondamentales de la société française ".       <br />
              <br />
       Parallèlement, il est apparu que Mme M. " parle bien français ", un critère habituellement retenu dans l’attribution de la nationalité et que, durant ses grossesses, elle a été suivie par un gynécologue homme.       <br />
              <br />
       Cette décision, qui est prise quelques semaines après l’annulation d’un mariage entre deux époux musulmans, au motif que la femme avait menti sur sa virginité, traduit l’émergence dans la société française de questions liées aux particularismes religieux et culturels. " Cette affaire montre que le droit est de plus en plus amené à se prononcer sur les conflits de valeurs que pose l’islam à la société ", constate Didier Leschi, ancien chef du bureau des cultes au ministère de l’intérieur, spécialiste de la laïcité. Sans possibilité de recours, Faiza M. pourra, selon les juristes, renouveler sa demande quand elle aura prouvé qu’elle " a fait siennes les valeurs de la République ".       <br />
              <br />
       Stéphanie Le Bars       <br />
              <br />
              <br />
       AVANT 1973.       <br />
              <br />
       Les femmes conjointes d’un Français devenaient françaises par le mariage. Les hommes devaient demander leur naturalisation.       <br />
              <br />
       1973.       <br />
              <br />
       Le nouveau code de la nationalité supprime l’effet automatique du mariage sur la nationalité. Depuis, le conjoint de Français, qu’il soit homme ou femme, peut acquérir la nationalité française par une simple déclaration. Le gouvernement ne peut y faire obstacle que pour des raisons édictées par la loi ; il ne peut s’y opposer que pour " indignité ou défaut d’assimilation ".       <br />
              <br />
       LOIS SARKOZY.       <br />
              <br />
       Au nom de la lutte contre les mariages de complaisance, le délai à partir duquel le conjoint peut demander la nationalité française a été porté d’un à deux ans par la première loi Sarkozy en 2003, puis de deux à quatre ans, voire à cinq ans si le couple ne réside pas en France, par la seconde loi Sarkozy en 2006.       <br />
              <br />
       <b>ENTRETIEN AVEC DANIÈLE LOCHAK, PROFESSEUR DE DROIT PUBLIC À L’UNIVERSITÉ DE PARIS 10-NANTERRE</b>       <br />
              <br />
       " Les juges s’appuient sur la soumission de cette femme "       <br />
              <br />
       Que pensez-vous de l’arrêt du Conseil d’Etat ?       <br />
              <br />
       Ce qui est frappant dans cette affaire, c’est que cette femme, conjointe d’un Français, est manifestement opprimée. Or c’est ce qui lui est reproché : parce qu’elle est soumise, on en déduit qu’elle n’a pas adhéré aux valeurs de la communauté française. L’idée même de constater cette soumission pour lui refuser la nationalité française est pour le moins surprenante. Si on poussait cette logique jusqu’au bout, les femmes battues, par exemple, ne seraient pas dignes d’être françaises.       <br />
              <br />
       Le Conseil d’Etat insiste sur le fait que Faiza M. a " adopté une pratique radicale de sa religion ". Le niveau de pratique religieuse peut-il être un critère de refus de la nationalité ?       <br />
              <br />
       Même si une personne fait tous les jours ses prières, cela ne peut être considéré comme un défaut d’assimilation. Sinon, l’islam serait visé de façon évidente : on n’imagine pas de reprocher à un catholique une pratique religieuse excessive. Plusieurs décisions du Conseil d’État ont déjà souligné que le port du voile ne constitue pas un défaut d’assimilation et ne peut donc être en soi un motif de refus de la nationalité. Dans cette affaire, comme les juges ne peuvent jouer sur la religion, en raison du principe de la liberté de conscience, ils s’appuient sur la soumission de cette femme qu’ils déduisent non seulement de sa tenue vestimentaire mais aussi de la description qu’elle a elle-même donnée de son comportement social.       <br />
              <br />
       Comment ont évolué ces dernières années les critères d’acquisition de la nationalité ?       <br />
              <br />
       Traditionnellement, c’est la connaissance de la langue française qui était l’élément le plus important pour caractériser l’assimilation. La loi Sarkozy de 2003 a imposé aux candidats à la naturalisation la connaissance non seulement de la langue française mais aussi " des droits et devoirs conférés par la nationalité française ".       <br />
              <br />
       Les textes législatifs n’ont cependant jamais défini ni l’assimilation ni le défaut d’assimilation. La seconde loi Sarkozy de 2006 a toutefois précisé que la polygamie ou une condamnation pour mutilations sexuelles étaient constitutives d’un défaut d’assimilation. Ce sont donc les circulaires qui apportent des précisions. Une des dernières en date, du 24 février 2005, prévoit que l’enquête doit permettre de vérifier l’intégration du conjoint dans la communauté française en mesurant " le comportement et les propos " de la personne, " ses relations sociales, son comportement familial, ses activités de loisirs " et doit, le cas échéant, mettre en évidence les " éléments révélateurs d’une attitude intolérante ou discriminatoire fondée sur des critères de sexe, de race, de religion, de politique ou de nationalité ". Dans la mesure où les circulaires n’ont pas de valeur juridique, c’est au juge administratif de dire après coup si les exigences qu’elles posent sont légales.       <br />
              <br />
       Cette approche est-elle symptomatique de l’évolution de la société ?       <br />
              <br />
       Il est évident que l’évolution des critères pris en compte s’inscrit dans un contexte de dénonciation croissante du " communautarisme " et de stigmatisation de l’islam.       <br />
              <br />
       Propos recueillis par Laetitia Van eeckhout       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Une-Marocaine-en-burqa-se-voit-refuser-la-nationalite-francaise_a1933.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-987950</guid>
   <title>Le Vatican attend moins de rigidité dans la laïcité française</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 07:06:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le Vatican attend un infléchissement dans la "rigidité" de la laïcité à la française, a déclaré jeudi le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Vatican et bras-droit du pape, à deux mois du voyage de Benoît XVI en France.     <div>
      Le prélat, dans un discours sur la laïcité italienne publié dans l'Osservatore Romano, a évoqué la situation française où "certains éléments font espérer une évolution de cette laïcité rigide qui fit de la France de la 3e République un modèle de comportements antireligieux".       <br />
              <br />
       Le cardinal Bertone avait relevé auparavant que les discours prononcés par le président français Nicolas Sarkozy sur la laïcité à Rome le 20 décembre 2007 et à Riyad le 14 janvier "ont suscité stupeur et indignation en France".       <br />
              <br />
       Le secrétaire d'Etat du Vatican participait à une table-ronde à Rome sur le 60e anniversaire de la Constitution italienne et sur le concordat qui régit les relations entre l'Italie et le Saint-Siège.       <br />
              <br />
       Il a qualifié la situation italienne de "vraie laïcité" formant le cadre d'une "collaboration fructueuse" entre l'Eglise et à l'Etat avec "un objectif commun: la promotion du bien authentique de l'Italie".       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy avait provoqué la polémique en France en prenant ses distances avec la conception de la "laïcité à la française" dans un discours prononcé le 20 décembre en la basilique St-Jean de Latran à Rome.       <br />
              <br />
       Le président français avait insisté sur les "racines chrétiennes de la France", appelant à une laïcité "positive" contre une laïcité "épuisée" menacée par "le fanatisme".       <br />
              <br />
       En Arabie Saoudite, il avait évoqué le "Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le coeur de chaque homme", "rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes".       <br />
              <br />
       Benoît XVI est attendu en France du 12 au 15 septembre pour un voyage qui le mènera à Paris et Lourdes (sud-ouest). Il rencontrera le 12 septembre Nicolas Sarkozy. (AFP)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Le-Vatican-attend-moins-de-rigidite-dans-la-laicite-francaise_a1932.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-987949</guid>
   <title>L'avenir hypothéqué du collège-lycée musulman d'Aubervilliers</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2008 07:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Au collège-lycée privé musulman d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), la fête des "100% de réussite" obtenus au baccalauréat et au brevet est gâchée. Asphyxié financièrement, l'établissement misait sur un contrat d'association avec l'Etat. En vain.     <div>
      L'établissement "Réussite", fondé en 2001 par l'imam Dhaou Meskine, 120 élèves cette année, accuse une dette de 361.000 euros et ses "caisses sont vides".       <br />
              <br />
       Les efforts financiers consentis par les parents, majoritairement modestes, les quêtes sur les marchés et mosquées, dons et emprunts ne suffisent plus: le personnel n'a pas été payé en juin. Les frais de scolarité vont encore grimper (5.000 euros pour les sixième, 7.500 euros pour les Terminale, contre 2.000 euros auparavant).       <br />
              <br />
       Pour la première fois, ses responsables craignent une désertion à la rentrée. Un tiers à la moitié des élèves auraient passé des tests pour un établissement public ou sous contrat.       <br />
              <br />
       Malgré d'excellents résultats constants (seule une élève n'a pas eu son brevet en 2006), dans un département pourtant en deçà des moyennes, "si rien n'avance, il y aura fermeture des classes de première et terminale à la rentrée", se désole M. Meskine.       <br />
              <br />
       Le collège, comme beaucoup de structures privées naissantes, comptait sur un financement public au bout de cinq années d'existence. A l'issue de cette période, l'Etat peut accorder à un établissement privé hors contrat un "contrat d'association", sous réserve de critères de qualification des maîtres, de respect des programmes et d'un "besoin scolaire reconnu".       <br />
              <br />
       En France, seuls deux établissements musulmans, une école primaire à la Réunion, et le lycée Averroès de Lille, ouvert en 2003, sont sous contrat.       <br />
              <br />
       "Dans notre cas, on en est à sept années d'existence et toujours rien, constate M. Meskine, il y a quelque chose qui coince mais on ne sait pas quoi".       <br />
              <br />
       Les soucis judiciaires de l'imam (mis en examen en 2006 pour des opérations financières et immobilières illégales, en lien avec une entreprise terroriste) ne semblent pas être à l'origine du blocage. M. Meskine reste une personnalité très respectée.       <br />
              <br />
       Le hic, explique le rectorat, est que l'établissement n'avait pas ouvert avec tous les feux verts officiels. Sa partie lycée vient seulement d'obtenir pour la rentrée 2008 le matricule du rectorat qui le reconnaît comme établissement hors contrat. Pour le collège, "il manque encore quelques pièces mais la régularisation devrait suivre", précise l'autorité pour qui "s'ouvre seulement maintenant la période probatoire".        <br />
              <br />
       "En sept ans, on a envoyé toutes les pièces réclamées, reçu deux visites d'inspection et c'est comme si on n'avait jamais existé", constate, amer, Youssef Riahi, conseiller principal d'éducation, qui y voit "un coup de grâce" porté au collège-lycée.       <br />
              <br />
       La procédure "a pris beaucoup de temps" mais "il n'y a pas eu de stratégie destinée à faire traîner les choses", assure le rectorat.       <br />
              <br />
       "J'espère que l'Etat va finir par considérer l'effort des élèves, le sacrifice des parents et notre volonté de pousser les élèves à réussir et avoir des ambitions", dit M. Riahi. Son aîné, Ahmed, 17 ans, scolarisé à "Réussite" depuis sa sixième, a obtenu en juin son bac scientifique avec mention Très bien et s'est inscrit en faculté de médecine. Son second fils a décroché son brevet. "On n'a pas encore remis de cadeaux de fin d'année à nos enfants, remarque-t-il, la fête a été gâchée". (AFP)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Réactions à l'article       <br />
              <br />
       Assalamou alaïkoum,        <br />
       J'ai lu avec intérêt l'article paru sur le site "sézame", intitulé " L'avenir hypothéqué du        <br />
       collège-lycée musulman d'Aubervilliers" (AFP) du 12 juillet 2008.       <br />
       Néanmoins, je tiens à apporter à vos lecteurs les informations suivantes en ce qui concerne le paragraphe 9 de l'article : " Les soucis judiciaires de l'imam...M Meskine reste une personnalité très respectée."       <br />
       M Meskine est connu dans la communauté musulmane, chez les autorités publiques et médiatiques comme le modèle de la tolérance et le rempart contre le terrorisme.       <br />
       M Meskine a été libéré tout de suite après la garde à vue. Comme le soulignent les auteurs J. Laurence et J. Vaîsse dans leur livre " Intégrer l'islam" p 322 éd.Jacob Odile, mai 2007: "...l'Office central  pour la répression  de la grande déliquance financière ( OCRGDF ) reconnaît que le soupçon de lien avec le financement du terrorisme ne tient pas la route."        <br />
               <br />
       Ma salama.       <br />
       Waridel Patrice, Professeur au collège-lycée Réussite
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/L-avenir-hypotheque-du-college-lycee-musulman-d-Aubervilliers_a1931.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-982049</guid>
   <title>La charia pourrait jouer un rôle dans le système judiciaire en Grande-Bretagne</title>
   <pubDate>Sat, 05 Jul 2008 07:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le chef de la magistrature d'Angleterre et du Pays de Galles, Lord Nicholas Addison Phillips of Worth Matravers, a estimé, jeudi 3 juillet, que la charia, la loi islamique, pouvait jouer un rôle au sein du système judiciaire britannique.     <div>
             <br />
              <br />
              <br />
              <br />
               <br />
               <br />
               <br />
               <br />
               <br />
               <br />
       "Il n'y a pas de raisons pour lesquelles les principes de la charia, ou de tout autre code religieux, ne pourraient pas être le fondement d'une médiation ou d'autres formes alternatives de résolution des conflits", a déclaré le Lord Chief Justice dans un discours prononcé au centre islamique de l'est londonien. Mais en cas d'"échec à se conformer aux termes agréés" par une médiation ayant tenu compte de la charia, "les sanctions seront issues des lois d'Angleterre et du Pays de Galles", a-t-il souligné.       <br />
              <br />
       <b>PAS DE CHÂTIMENTS CORPORELS</b>       <br />
              <br />
       Environ une dizaine de tribunaux islamiques fonctionnent en Grande-Bretagne, essentiellement pour arbitrer des conflits familiaux, mais ils n'ont pas de reconnaissance légale. M. Phillips a affirmé qu'il n'était "pas question" de condamnation à des châtiments corporels comme le fouet ou la lapidation."Jusqu'ici, selon la loi, ceux qui vivent dans ce pays sont gouvernés par la loi d'Angleterre et du Pays de Galles et soumis à la juridiction" de leurs tribunaux, a-t-il rappelé.       <br />
              <br />
       Le Lord Chief Justice a défendu les propos de Rowan Williams, l'archevêque de Canterbury qui affirmait récemment que l'adoption en Grande-Bretagne de certains aspects de la loi islamique était inévitable, en estimant que ses déclarations n'étaient "pas vraiment radicales" et en relevant que le système actuel "était loin de correspondre aux suggestions de l'archevêque". "Il est possible dans ce pays pour ceux qui concluent un accord contractuel d'accepter que cet accord puisse être gouverné par une loi autre que la loi anglaise", a déclaré M. Phillips.       <br />
              <br />
       Un porte-parole du premier ministre, Gordon Brown, a réagi à ces déclarations en affirmant que "la loi britannique devait être basée sur les valeurs britanniques et déterminée par le Parlement britannique". Lors de son dernier budget en tant que chancelier de l'Echiquier, en mars 2007, M. Brown avait néanmoins annoncé une stratégie de développement de la finance islamique pour attirer les actifs gérés conformément au Coran, une manne croissant à un rythme de quelque 15 % l'an. Environ 1,6 million de musulmans vivent en Grande-Bretagne.        <br />
              <br />
       LEMONDE.FR avec AFP | 04.07.08 | 10h08  •  Mis à jour le 04.07.08 | 11h04
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/La-charia-pourrait-jouer-un-role-dans-le-systeme-judiciaire-en-Grande-Bretagne_a1930.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970350</guid>
   <title>Mohammed Moussaoui élu président du CFCM</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 15:22:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Mohammed Moussaoui, vice-président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), a été élu dimanche président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a-t-on appris auprès de l'institution. Seul candidat, il a recueilli 40 voix sur les 54 membres du conseil d'administration présents. Il succède au recteur de la Grande mosquée de Paris Dalil Boubakeur. La composition du bureau exécutif devrait être connue dans l'après-midi.       <br />
       Le RMF était arrivé en tête des élections du 8 juin, boycottées par la Fédération nationale de la Grande mosquée de Paris (FNGMP), présidée par le Dr Boubakeur, et la Grande Mosquée de Lyon qui contestaient le mode de désignation des délégués. Le RFM avait recueilli 43,2% des suffrages, devant notamment l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) avec 30,2% et le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) avec 12,7%.       <br />
       Samedi, les diverses composantes du CFCM, dont la FNGMP, s'étaient entendues sur la candidature unique de M. Moussaoui ""dans un esprit de consensus"". Le CFCM a précisé que cette démarche ""permet à toutes les sensibilités de l'Islam de France d'oeuvrer ensemble pour consolider le projet commun qu'elles ont décidé de porter dans le cadre des lois de la République et dans l'intérêt des musulmans de France"". AP
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/index.php?action=breve&amp;id_article=970350</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970346</guid>
   <title>Mohammed Moussaoui élu président du Conseil français du culte musulman</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 15:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Conseil Français du Culte musulman, CFCM]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Mohammed Moussaoui, 44 ans, vice-président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), a été élu dimanche président du Conseil français du culte musulman (CFCM), tandis que la communauté juive procédait également à l'élection du Grand Rabbin de France et du président (laïque) du Consistoire central.
     <div>
      Mohammed Moussaoui était le seul candidat à l'élection à la tête du CFCM, pour laquelle la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie lui a adressé ses "sincères félicitations", soulignant qu'il a "su rassembler l'ensemble des sensibilités de l'islam" autour de lui.       <br />
              <br />
       Les diverses composantes du CFCM, après des négociations serrées, s'étaient entendues sur sa seule candidature et doivent maintenant constituer le bureau exécutif, dont la liste devrait être annoncée dans l'après-midi.       <br />
              <br />
       Le CFCM, créé en 2003, était présidé depuis son origine par le recteur Dalil Boubakeur de la Mosquée de Paris qui ne se représentait pas.       <br />
              <br />
       "Je me félicite du rassemblement de l'ensemble des sensibilités de l'islam de France que vous avez su opérer autour de vous au sein des instances du CFCM", écrit Mme Alliot-Marie dans son message de félicitations.       <br />
              <br />
       "Vos qualités d'homme de paix et de tolérance y sont pour beaucoup. Il vous appartient de maintenir et de faire vivre cet esprit de rassemblement en recherchant en toutes circonstances l'union et la concorde entre tous les musulmans de France", ajoute la ministre.       <br />
              <br />
       (...) "Il importe que désormais le CFCM se consacre effectivement aux grandes questions intéressant l'exercice du culte. La gestion effective et concrète des grands dossiers intéressant le culte musulman, qu'il s'agisse du pélerinage, de la viande hallal, des constructions de mosquées, est en effet de nature à fédérer tous nos compatriotes musulmans (...) Vous savez pouvoir compter sur mon appui pour défendre votre droit à exprimer votre foi dans le cadre de la législation républicaine", écrit encore Mme Alliot-Marie.       <br />
              <br />
       Elle recevra le nouveau président du CFCM mercredi, selon son cabinet.       <br />
              <br />
       Du côté de la communauté juive, c'est un collège électoral d'environ 300 personnes (présidents de consistoires régionaux, présidents d'associations, rabbins) qui vote. Il y a deux candidats pour le Grand rabbinat de France, le sortant Joseph Sitruk, 62 ans, qui a déjà fait 3 mandats de 7 ans et en brigue un quatrième, et Gilles Bernheim, 56 ans, actuellement Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à Paris.       <br />
              <br />
       Pour la présidence du Consistoire central il y a 4 candidats mais l'affaire devrait se jouer entre les présidents des consistoires de Paris et Marseille, Joël Mergui et Zvi Ammar, deux séfarades cinquantenaires, dont la première tâche sera de restaurer les finances de l'institution.       <br />
              <br />
       Il y a en France environ 5 millions de musulmans et entre 500.000 et 600.000 juifs, pratiquants ou pas.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Mohammed-Moussaoui-elu-president-du-Conseil-francais-du-culte-musulman_a1928.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970293</guid>
   <title>Crise pétrolière: Abdallah d'Arabie saoudite appelle à une initiative pour aider les pays pauvres à faire face</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 13:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Le roi Abdallah a officiellement ouvert dimanche une réunion d'urgence entre pays producteurs et consommateurs de pétrole en appelant à une initiative énergétique pour que les pays pauvres puissent faire face à la crise née de la flambée des prix.       <br />
       Il a également mis en cause les spéculateurs sur les marchés, l'augmentation de la consommation et des taxes importantes dans la crise actuelle.       <br />
       Les représentants de 36 pays et 22 sociétés pétrolières se rencontrent dimanche, dans une situation tendue: les Etats-Unis mettant en cause les pays producteurs dans la hausse des cours et leur réclament d'augmenter la production. AP        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/index.php?action=breve&amp;id_article=970293</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970277</guid>
   <title>Liste unique pour les élections au bureau exécutif du CFCM</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 12:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <description>
<![CDATA[
     <div>
      Les associations qui participent au Conseil français du culte musulman (CFCM) se sont entendues pour constituer une liste unique de rassemblement pour la composition du nouveau bureau exécutif, a annoncé dimanche un porte-parole du CFCM dans un communiqué.       <br />
              <br />
       "Cette liste permet à toutes les sensibilités de l'islam de France d'oeuvrer ensemble pour consolider le projet commun qu'elles ont décidé de porter dans le cadre des lois de la République et dans l'intérêt des musulmans de France", ajoute le communiqué.       <br />
              <br />
       Depuis les élections des conseils régionaux du culte musulman le 8 juin, les partenaires discutaient de leur représentation au sein du bureau exécutif et peinaient à s'entendre sur une liste unique.       <br />
              <br />
       Compte tenu de cet accord, le candidat du RMF (Rassemblement des musulmans de France) Mohammed Moussaoui est assuré d'être le nouveau président du CFCM. La composition du bureau exécutif sera connue dans l'après-midi. (AFP) 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/index.php?action=breve&amp;id_article=970277</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970276</guid>
   <title>Conférence sur le dialogue inter-religieux le 16 juillet à Madrid</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 12:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Une conférence mondiale sur le dialogue inter-religieux, proposée par le roi Abdallah d'Arabie saoudite, se tiendra du 16 au 18 juillet à Madrid, a annoncé dimanche la Ligue islamique mondiale dans un communiqué sur son site internet.     <div>
      La Ligue, basée à La Mecque (ouest), qui organise la conférence, a précisé que le forum réunirait des représentants ""des religions monothéistes et des (autres) cultures"", en référence aux religions non-monothéistes.       <br />
       ""La conférence mondiale discutera de la coopération entre les adeptes des religions monothéistes, des civilisations et des cultures sur les valeurs humaines communes"", a déclaré le secrétaire général de cette Ligue, Abdallah Al-Turki, cité par le communiqué.       <br />
       Le débat a pour objectif notamment de ""promouvoir la justice, la sécurité et la paix"" dans le monde, de ""préserver la structure familiale"" et de ""faire face aux fléaux du terrorisme, de l'injustice et des stupéfiants"", a-t-il ajouté.       <br />
       En mars, le souverain saoudien avait proposé d'organiser un dialogue entre l'islam, le christianisme et le judaïsme, une première pour un souverain de cette monarchie ultraconservatrice, guidée par le wahhabisme, une doctrine rigoriste de la religion musulmane.       <br />
       Son initiative est destinée à améliorer l'image de la religion musulmane, ternie par les accusations de terrorisme après les attentats du 11-Septembre 2001.       <br />
       Réunis début juin à La Mecque, des dignitaires musulmans ont appuyé cette initiative et ont proposé la création d'un centre chargé de la promotion du dialogue inter-religieux.       <br />
       L'initiative du roi Abdallah avait été accueillie favorablement par le Grand rabbinat d'Israël.       <br />
       Lors de leur rencontre historique en novembre au Vatican, le pape Benoît XVI et le souverain saoudien, gardien des Lieux saints de l'islam, s'étaient engagés pour ""un dialogue interculturel et inter-religieux"".       <br />
       L'Arabie saoudite n'en reste pas moins le seul pays arabe à interdire sur son sol toute pratique religieuse autre que celles de l'Islam.       <br />
       La Ligue islamique mondiale, une organisation non gouvernementale, regroupe diverses associations dans les pays musulmans ainsi que des minorités musulmanes dans plusieurs autres pays. (AFP)       <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Conference-sur-le-dialogue-inter-religieux-le-16-juillet-a-Madrid_a1925.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970198</guid>
   <title>Programme de Mohammed Moussaoui</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 09:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Conseil Français du Culte musulman, CFCM]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
""Engagment pour un islam de France"". Progamme de Mohammed Moussaoui candidat du Rassemblement des Musulamns de France à la présidence du CFCM. Fichier PDF ci-joint     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Programme-de-Mohammed-Moussaoui_a1924.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970194</guid>
   <title>Un nouveau président dimanche pour le conseil français du culte musulman</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 08:37:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Conseil Français du Culte musulman, CFCM]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le Conseil français du culte musulman (CFCM) va élire dimanche son nouveau président qui sera vraisemblablement Mohamed Moussaoui, vice-président du RMF (Rassemblement des musulmans de France), la formation arrivée largement en tête le 8 juin, lors des élections des conseils régionaux du CFCM. ci-joint le programme de M. Moussaoui : ""engagement pour un islam de France""     <div>
      Il s'agit aussi d'élire le bureau exécutif du CFCM où toutes les associations veulent être représentées en fonction de leurs forces respectives.       <br />
       Le 8 juin, les délégués des mosquées étaient invités à élire les conseils régionaux du culte musulman. Le RMF a recueilli 1.675 voix (43,24%), et obtenu ainsi 20 sièges au conseil d'administration du CFCM. L'UOIF (Union des organisations islamiques de France) avec 1.171 voix (30,23%) a obtenu 13 sièges, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) avec 493 voix (12,05%), 4 sièges et la FNMF avec 68 voix (1,76%) 1 siège. Les "divers", notamment les musulmans des Antilles Afrique et Comores, des Algériens, les piétistes du Tabligh, ont recueilli 467 voix (12,05%), soit 3 sièges au CA.       <br />
       C'est ce conseil d'administration, augmenté de 17 "membres de droit" représentant les associations fondatrices du CFCM et plusieurs grandes mosquées, qui va élire dimanche le bureau exécutif et le président.       <br />
       Depuis quinze jours, les associations, qui toutes réclament un CFCM plus actif et plus représentatif de la communauté musulmane, ont discuté alliances et programme commun, sous l'oeil attentif du ministère de l'Intérieur.       <br />
       Vendredi matin, le RMF a diffusé une "esquisse de programme pour le CFCM", d'une centaine de pages, prévoyant 10 commissions (formation des imams, mosquées, enseignement, viande halal et abattage rituel, pélerinage, etc).       <br />
       Le candidat Mohamed Moussaoui, dans le préambule de ce programme, dit "oui à un islam de France intégré dans son paysage culturel français et européen, fier de ses racines européennes, méditerranéennes, africaines, asiatiques et maghrébines". Il parie aussi sur "le travail collectif et l'esprit d'équipe", ce qui sonne comme un reproche à l'égard des sortants.       <br />
       L'UOIF avait aussi diffusé les grandes lignes de son projet pour le CFCM, insistant d'emblée sur le besoin de réformer cette institution "avant la fin de 2009". Elle estime aussi que la "direction future se doit de faire sortir le CFCM de ses instabilités matérielles et financières actuelles".       <br />
       Le CFCM a été créé en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Il s'agissait de mettre en place une institution représentant les musulmans, à l'image du Consistoire pour les juifs. Il est chargé, comme son nom l'indique, de ce qui relève du culte : construction des mosquées, carrés confessionnels dans les cimetières, abattage rituel des moutons pour l'Aïd, formation des imams, pélerinage à la Mecque. Mais le CFCM n'a pas été vraiment efficace, certains responsables musulmans l'ont même jugé inutile.       <br />
       Pourtant les élections ont montré que les représentants des musulmans tenaient à sa survie puisque la participation a dépassé les 80%, en dépit du boycott des élections par la Fédération de la Grande Mosquée de Paris. Cette formation aura tout de même 3 sièges au CA en tant que membre fondateur du CFCM mais son président, le recteur Dalil Boubakeur, également président du CFCM depuis 2003, ne devrait pas sièger dans les nouvelles instances. Symbole qu'une page est tournée dans la vie du CFCM. (AFP)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Un-nouveau-president-dimanche-pour-le-conseil-francais-du-culte-musulman_a1923.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970193</guid>
   <title>France : on vote dimanche dans les commuautés juives et musulmane</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 08:35:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Les communautés juive et musulmane de France élisent dimanche leurs responsables, Grand Rabbin de France et président (laïque) du Consistoire central pour la première, président et bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM) pour la seconde.     <div>
      Du côté de la communauté juive, c'est un collège électoral d'environ 300 personnes (présidents de consistoires régionaux, présidents d'associations, rabbins) qui vote. Il y a deux candidats pour le Grand rabbinat de France, le sortant Joseph Sitruk, 62 ans, qui a déjà fait 3 mandats de 7 ans et en brigue un quatrième, et Gilles Bernheim, 56 ans, actuellement Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à Paris.       <br />
       Pour la présidence du Consistoire central il y a 4 candidats mais l'affaire devrait se jouer entre les présidents des consistoires de Paris et Marseille, Joël Mergui et Zvi Ammar, deux séfarades cinquantenaires, dont la première tâche sera de restaurer les finances de l'institution.       <br />
       Chez les musulmans, un premier tour d'élection a eu lieu le 8 juin pour désigner les conseils régionaux du culte musulman. Ce vote a tracé les rapports de force, avec un RMF (Rassemblement des musulmans de France), majoritairement marocain, nettement en tête (43,24% des voix), suivi de l'UOIF (Union des organisations islamiques de France) avec 30,23%, et du Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) avec 12,05%. Ces résultats ont donné la composition du conseil d'administration qui vote dimanche pour le conseil exécutif et le président du CFCM.       <br />
       Il y a deux candidats pour la présidence faute d'un accord pour une liste commune, Mohammed Messaoui pour le RMF, Fouad Alaoui pour l'UOIF, l'un et l'autre étant vice-présidents de leur mouvement. Selon toute logique, c'est Mohammed Mouassaoui, 44 ans, qui devrait être élu.       <br />
       Depuis le 8 juin l'enjeu des discussions est la répartition et le nombre de postes au conseil exécutif du CFCM (17 membres) mais toutes les associations réunies au sein du CFCM sont d'accord pour relancer cette institution, créée en 2003, qui peine à faire évoluer les dossiers dont elle a la charge (construction et gestion des mosquées, abattage rituel, carrés confessionnels dans les cimetières, formation des imams, organisation du pèlerinage).       <br />
       Le président sortant Dalil Boubakeur, président de la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris et recteur de la Mosquée de Paris, ne se représentait pas et avait appelé au boycott de ces élections, pour protester contre le mode de désignation du corps électoral (en fonction des surfaces des mosquées).       <br />
       Il y a en France environ 5 millions de musulmans et entre 500.000 et 600.000 juifs, pratiquants ou pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/France-on-vote-dimanche-dans-les-commuautes-juives-et-musulmane_a1922.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-970192</guid>
   <title>L'Algérie souhaite une circulation des personnes ''plus fluide'' avec la France</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 08:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Maghreb]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
L'Algérie a souligné samedi la nécessité dÆune ""plus grande fluidité"" dans la circulation des personnes avec la France et souhaité des investissements français ""productifs"" plus importants.
     <div>
       ""Les échanges multiformes entre lÆAlgérie et la France ne peuvent avoir tout leur sens s'ils sont amputés de leur dimension humaine"", a déclaré le chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, à l'ouverture d'une séance de travail avec le Premier ministre français, M. François Fillon, qui effectue une visite officielle en Algérie.       <br />
       Il y a ""nécessité d'une plus grande fluidité dans la circulation des personnes entre les deux pays"", a ajouté M. Belkhadem, devant les délégations ministérielles des deux pays qui ont pris part à la réunion.       <br />
       Le chef du gouvernement a, d'autre part, affirmé que l'Algérie ""suit avec attention tous les développements relatifs à la situation de l'islam en France et souhaite que la communauté algérienne, qui est la composante la plus importante de la communauté musulmane en France, trouve une représentation juste et équitable dans toutes les instances du culte musulman en France"".       <br />
       Les élections pour le renouvellement des instances dirigeantes du Conseil français du culte musulman (CFCM) se sont déroulées le 8 juin, sans la participation de la Fédération nationale de la Grande-Mosquée de Paris (FNGMP), qui avait annoncé son abstention.       <br />
       La fédération, présidée par le recteur de la mosquée de Paris, le Dr.       <br />
       Dalil Boubakeur, a dénoncé le critère d'élection basé sur des surfaces au mètre carré des lieux de culte en France, qui ""réduit injustement la représentativité de la première communauté de France liée historiquement et culturellement à la longue histoire de la France avec l'Algérie"".       <br />
       Evoquant le cadre juridique bilatéral, M. Belkhadem a indiqué que ""la partie algérienne a proposé un projet de mémorandum d'entente en matière de coopération dans les domaines du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale"", pour renouveler l'actuel ""cadre conventionnel"" dont la mise en place date de plus de 20 ans.       <br />
       Il a également souhaité que les ""le dynamisme et la diversité"" dans les échanges bilatéraux, évalués en 2007 à plus de 9 milliards de dollars, ""puissent se traduire (à) au niveau des investissements français en Algérie, particulièrement l'investissement productif"".       <br />
       La mise en place d'un conseil d'affaires algéro-français et d'une chambre de commerce et d'industrie algéro-française ""devrait contribuer à donner une nouvelle impulsion aux relations de coopération et de partenariat entre nos deux pays"", a-t-il dit.       <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/L-Algerie-souhaite-une-circulation-des-personnes-plus-fluide-avec-la-France_a1921.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-969493</guid>
   <title>Un tournoi interdit, relance le débat sur le respect de la laïcité</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 17:07:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualité des religions]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
L'annulation in extremis dans la banlieue sud de Paris d'un tournoi de basket-ball féminin, organisé par une association musulmane et dont l'entrée était interdite aux hommes, a relancé jeudi le débat sur le respect des principes de laïcité en France.     <div>
      Signe de la sensibilité du sujet, le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, a décidé de se rendre sur place jeudi pour soutenir ""la décision"" du maire UMP (droite au pouvoir) de Vigneux, au sud de Paris, qui a décidé mercredi d'annuler le tournoi après l'avoir autorisé.       <br />
       ""Que ce soit un tournoi de sport féminin me ravit (...) mais qu'on exclue une catégorie, c'est-à-dire les hommes (...) dans un lieu public ça c'est contraire aux lois de la République"", a déclaré M. Laporte.       <br />
       Il a toutefois ajouté n'avoir ""pas l'impression"" que la laïcité était attaquée dans le sport.       <br />
       Un tract de l'association culturelle des musulmans de Vigneux (ACVM) qui entendait organiser un tournoi de basket intermosquées le 29 juin dans un gymnase municipal, précisait qu'il était ""réservé aux femmes exclusivement"".       <br />
       Son président Ezdine Ould Mohamed a regretté cette phrase ajoutée, selon lui, au dernier moment, affirmant ""respecter les lois de la République"".       <br />
       Le maire, Serge Poinsot, a expliqué à l'AFP n'avoir été informé de cette restriction, pour lui ""discriminatoire"" et donc interdite par la loi française, que le 11 juin.       <br />
       L'opposition municipale de gauche a en revanche accusé le maire de n'être revenu sur sa décision qu'après un article du journal Le Parisien révélant l'affaire. Le journal consacre sa Une jeudi au ""gymnase interdit aux hommes"" à l'occasion d'un ""tournoi féminin de basket intermosquées"".       <br />
       Le quotidien évoque la relance de la ""polémique sur la montée du communautarisme d'autant que la chronique des derniers mois est émaillée d'affaires qui apparaissent comme autant de coups de canif au modèle d'intégration à la française"".       <br />
       Il cite notamment la polémique née du mariage musulman annulé par un tribunal en raison du mensonge de la mariée sur sa virginité, les créneaux horaires réservés aux femmes dans certaines piscines publiques à la demande d'associations musulmanes, ou encore des ""fondamentalistes qui refusent que leur femme soit auscultée par un homme"".       <br />
       Une polémique a notamment éclaté en Isère (centre-est) où la mairie de La Verpillière a décidé de réserver la piscine municipale aux femmes à certaines heures, avec du personnel exclusivement féminin.       <br />
       Cette séparation est appliquée dans certaines piscines comme à Strasbourg (est) où les Bains municipaux accueillent hommes et femmes selon des plages horaires distinctes.       <br />
       Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour le droit des femmes, ""craint"" une montée de tous les communautarismes et de tous les intégrismes ""parce qu'en plus, on a un président de la République (ndlr: Nicolas Sarkozy) qui caresse bien dans le sens de ce poil-là"".       <br />
       L'écrivain Marek Halter, interrogé par l'AFP, défend pour sa part l'existence de communautés. ""Je ne pense pas que les communautés représentent un danger pour la République"", dit-il. ""Je trouve au contraire que c'est un enrichissement"", ajoute-t-il.       <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Un-tournoi-interdit,-relance-le-debat-sur-le-respect-de-la-laicite_a1920.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-969489</guid>
   <title>Terrorisme : loi renforçant les pouvoirs de la police fédérale allemande</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 17:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Justice]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le gouvernement allemand a présenté vendredi au parlement une loi renforçant nettement les pouvoirs de la police fédérale dans la lutte anti-terroriste, en l'autorisant notamment à installer des caméras au domicile de suspects ou à espionner leurs ordinateurs via internet.     <div>
      Ce projet, validé par les deux partis formant la ""grande coalition"" au terme de longues et difficiles tractations --dans un pays où l'opinion est très attachée à la défense des libertés individuelles-- était discuté en première lecture au Parlement, où la coalition détient la majorité.       <br />
       La loi élargit nettement les prérogatives de la police fédérale, en lui permettant d'intervenir, sans autorisation des polices régionales, dans la vie privée en cas de ""menace"". L'Allemagne, marquée par la gestapo hitlérienne et la Stasi communiste, est par principe très méfiante envers les autorités centrales.       <br />
       La nouvelle loi permettra aux enquêteurs d'installer des mini-caméras au domicile des suspects, ou dans les habitations qu'ils fréquentent, en plus des micros qu'ils étaient déjà autorisés à installer. Elle assouplit aussi le dispositif d'écoutes téléphoniques, rendant notamment possible l'écoute de religieux.       <br />
       Autre volet de la nouvelle loi, l'instauration de ""perquisitions en ligne"", qui permettront la surveillance à distance des ordinateurs connectés au web, notamment par le biais de ""chevaux de Troie"", sortes de virus informatiques que les enquêteurs enverront aux suspects par courriel.       <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
]]>
</description>
   <link>http://www.sezamemag.net/Terrorisme-loi-renforcant-les-pouvoirs-de-la-police-federale-allemande_a1919.html</link>
  </item>
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.sezamemag.net,2008:rss-969486</guid>
   <title>Patrimoine mondiale 2008 : 47 sites en lice, Desde et Istanbul en question</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 17:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Art et culture]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Quarante-sept sites naturels ou culturels sont en lice pour l'inscription au Patrimoine mondial de l'Unesco à la session annuelle prévue à Québec en juillet, qui doit aussi examiner l'avenir des sites de Dresde et Istanbul, victimes de l'urbanisation.     <div>
      Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco, composé d'experts, se réunit à Québec (Canada) du 2 au 10 juillet pour choisir parmi les sites proposés ceux qui méritent d'être distingués pour leur ""valeur universelle exceptionnelle"".       <br />
       Ils viendront s'ajouter aux 851 sites déjà inscrits dans 141 pays, dont 660 sites culturels, 166 sites naturels et 25 sites mixtes, sur la liste distinguée par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) Des sites ont été proposés cette année par 41 pays, dont pour la première fois le Kirghizstan (montagne sacrée de Sulamain-Too), la Papouasie Nouvelle Guinée (ancien site agricole de Kuk), Saint-Marin (centre historique de Saint-Marin et mont Titano), l'Arabie Saoudite (site archéologique de Al-Hijr) et le Vanuatu (domaine du chef Roi Mata), a indiqué l'Unesco.       <br />
       En 2007, 22 sites avaient été inscrits, dont l'opéra de Sydney, la ville de Bordeaux (France) et le parc du Teide (Espagne).       <br />
       Pour la première fois, l'Unesco avait alors décidé de radier un site: le sanctuaire de l'oryx arabe à Oman, dont la superficie a été réduite de 90% par le sultanat.       <br />
       Ce déclassement menace toujours le site de la vallée de l'Elbe à Dresde (Allemagne), qui avait fait l'objet d'une nouvelle mise en garde de l'Unesco il y a un an en raison de la construction d'un pont de 600 mètres en centre-ville.       <br />
       Le comité examinera de nouveau cette question ""avec une attention particulière"", et ""décidera si le site peut rester sur la liste"", a souligné l'Unesco dans un communiqué.       <br />
       La vieille ville d'Istanbul, classée depuis 1985 au Patrimoine mondial, mais à laquelle l'Unesco avait lancé un avertissement en 2006 en raison des ravages d'un urbanisme anarchique, a reçu pour sa part en mai la visite d'une équipe d'experts de l'organisation.       <br />
       Un rapport d'évaluation va être présenté au comité à Québec, avec une série de nouvelles recommandations aux autorités de la ville, a indiqué l'Unesco.       <br />
       Parmi les 13 sites naturels en lice cette année figurent les falaises fossilifères de Joggins (Canada), le parc national du mont Sanqingshan (Chine), le bassin du lac d'Hovsgol (Mongolie), le haut lieu tectonique Sardona (Suisse), l'archipel de Socotra (Yemen).       <br />
       La France a présenté le site naturel des Lagons de Nouvelle-Calédonie (Océan indien) et 14 sites fortifiés édifiés par Vauban, l'architecte militaire du roi Louis XIV.       <br />
       Les 34 sites culturels proposés comprennent le paysage culturel de Buenos Aires (Argentine), les cités de style moderne de Berlin (Allemagne), le chemin de fer de Kalka à Shimla (Inde), les ensembles monastiques arméniens de l'Azerbaïdjan iranien (Iran), la Porte aux trois arches de Dan et les Lieux saints baha'is à Haïfa et en Galilée occidentale (Israël), les forêts sacrées de Kaya des Mijikenda (Kenya), la cathédrale de Leon (Nicaragua), et le chemin de fer rhétique de l'Albula et de la Bernina (Suisse/Italie).       <br />
       Chaque site est visité préalablement par une équipe d'expert qui évalue ses qualités intrinsèques et le plan de gestion présenté par les autorités.       <br />
       Le Comité inscrit chaque année au maximum une trentaine de nouveaux sites à la liste, créée à partir de la Convention de l'Unesco de 1972 sur la protection du patrimoine mondial.       <br />
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   <title>Sarkozy tance Mandelson après le ''Non'' irlandais</title>
   <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 16:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
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Nicolas Sarkozy a sévèrement tancé vendredi le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, qu'il a accusé d'avoir joué un rôle dans le ""non"" irlandais au traité européen de Lisbonne.     <div>
      Le président français reproche depuis longtemps au négociateur européen de faire trop de concessions pour parvenir à un accord sur le volet agricole du cycle de Doha.       <br />
       Lors d'une conférence de presse improvisée dans la nuit de jeudi à vendredi au sommet européen de Bruxelles, il l'a accusé d'avoir inutilement inquiété les agriculteurs irlandais.       <br />
       A la question de savoir si le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pouvait être accusé d'avoir favorisé le ""non"" irlandais, qui plonge l'UE dans la crise, Nicolas Sarkozy a demandé d'aller voir, plutôt, du côté de Peter Mandelson.       <br />
       ""Le débat irlandais a porté sur l'avortement, l'euthanasie, sur un commissaire européen ou pas, sur la fiscalité, sur l'OMC, sur l'agriculture, je ne peux pas ramener ça à M. Barroso. A un autre, mieux, M. Mandelson, par exemple"", a-t-il déclaré.       <br />
       Quelque 10.000 agriculteurs irlandais ont manifesté à Dublin en avril contre le projet défendu par Mandelson de faire baisser les droits de douane sur les importations de boeuf, de produits laitiers et autres produits agricoles dans le cadre de l'OMC.       <br />
       Les lobbies agricoles irlandais ont finalement renoncé à défendre le ""non"" au traité de Lisbonne après avoir reçu l'assurance de leur gouvernement qu'il refuserait tout accord à l'OMC qui serait contraire à leurs intérêts.       <br />
       Le traité a finalement été rejeté le 12 juin par 53,4% des voix.       <br />
       Peter Mandelson a répliqué à cette attaque frontale avec un flegme tout britannique lors d'une interview à la radio.       <br />
       ""Il faut noter que le président Sarkozy a été invité à pointer du doigt le président de la Commission et qu'il a, avec tact et diplomatie, choisi de me pointer du doigt à sa place"", a-t-il dit. ""Mes épaules sont suffisamment larges et mon cuir suffisament épais pour supporter cela."" Barroso a volé au secours de son commissaire.       <br />
       ""Je crois que Peter Mandelson fait un super boulot en notre nom à tous"", a-t-il déclaré en soulignant que le Conseil européen de Bruxelles avait ""à l'unanimité"" soutenu la conclusion d'un accord à l'OMC. ""Le travail d'un commissaire au Commerce extérieur est très difficile."" ACCORD COMPLETEMENT DÉSÉQUILIBRÉ A Bruxelles, Nicolas Sarkozy a réitéré son opposition à un accord de l'OMC trop déséquilibré.       <br />
       ""Il serait totalement invraisemblable qu'on continue à vouloir négocier un accord où n'avons obtenu rien sur les services, rien sur l'industrie (...) et qui conduirait à baisser de 20% la production agricole dans un monde où il y a 800 millions de personnes qui meurent de faim"", a-t-il estimé.       <br />
       ""Il y a un enfant toutes les 30 secondes qui meurt parce qu'il a faim et on irait négocier dans le cadre de l'OMC une réduction de la production européenne de 20% ? Il y a une personne qui est de cet avis, c'est M. Mandelson. Ce n'est pas la position de la France. Sur ces bases-là, pour nous c'est non"", a-t-il ajouté.       <br />
       ""Si on veut accroître la crise irlandaise, il n'y a qu'à en remettre une couche là-dessus et continuer sur un accord complètement déséquilibré à l'OMC. C'est vraiment contre-productif"", a-t-il insisté.       <br />
       Mandelson a, là aussi, réagi avec flegme.       <br />
       ""La France a une position nationale particulière dont je dois tenir compte mais qui ne doit pas dicter ma conduite"", a-t-il déclaré en disant qu'il voulait un accord équilibré.       <br />
       Michel Barnier a fait écho vendredi à Sarkozy, estimant que les conditions n'était pas réunies pour un accord équilibré dans le cadre des négociations de Doha, qui se déroulent à Genève.       <br />
       ""Nous sommes allés à l'extrême limite des avancées en prévision du cycle de Doha. ça suffit. On ne va pas aller plus loin si les autres ne le font pas"", a souligné le ministre français de l'Agriculture lors d'une conférence de presse à Paris.       <br />
       ""Chacun doit faire des efforts en même temps, et ce n'est pas encore le cas"", a-t-il ajouté.       <br />
       L'Organisation mondiale du Commerce (OMC) s'efforce sans succès de faire aboutir le cycle de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar et dont l'objectif est de libéraliser davantage les échanges commerciaux mondiaux.       <br />
       Les négociations opposent les pays en développement qui dénoncent les subventions agricoles des pays riches aux pays industrialisés qui réclament une baisse des barrières douanières pour leurs exportations de produits industriels et de services. (Reuters)       <br />
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